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Félix Mendelssohn, romances sans paroles : le piano qui chante

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Félix Mendelssohn (1809-1847) : Huit cahiers de romances sans paroles (op. 19, op. 30, op. 38, op. 53, op. 63, op. 85, op. 102). Marie-Catherine Girod piano. Enregistré à l’église Evangélique Saint Marcel, Paris, décembre 2004 et janvier 2005. 2 CD Saphir Productions réf CD1 : LVC 001053 ; CD2 : LVC 001053. Durée totale CD1 : 63’29’’, CD2 : 52’57’’.

 

Petit-fils du philosophe Moses Mendelssohn, fils d’un très riche banquier, Félix Mendelssohn fut un enfant gâté par le sort. Il possédait de multiples talents précoces, en particulier en sport, en philosophie, en peinture (la pochette du CD présente une aquarelle du compositeur), et surtout en musique. Il eut une très grande influence dans le milieu musical de son époque et partagea son temps entre de multiples activitésdont celle de directeur de conservatoire, chef d’orchestre, pianiste hors pair (qui impressionna fortement Clara Schumann), et bien sûr compositeur. Seul une mort précoce interrompra ce travail intense.

Malgré sa très grande réputation d’exécutant, Mendelssohn n’attacha pas spécialement d’importance au piano. L’instrument vedette du XIXe siècle ne tint pas chez lui la place particulière qu’il avait chez ses contemporains Chopin, Schumann et Liszt. Il dit même : « Les pièces pour piano ne sont certainement pas ce que j’écris avec le plus de plaisir ».

Et pourtant ces huit cahiers de romancessans paroles nous feraient croire le contraire. Sommet de sa production pianistique, ces œuvres miniatures, parmi les plus connues du compositeur, sont quasiment ses pages les plus personnelles. Regret, contemplation, nostalgie, consolation, tristesse ou encore passion, la palette d’émotions est impressionnante. Ces mélodies quasi improvisées, sur une dizaine d’années, racontent chacune leur histoire, souvent dans l’esprit d’un nocturne.

, est généralement saluée dans le choix original et non conformiste de ses répertoires. S’attaquer aux romances sans paroles de Mendelssohn n’est certes pas nouveau, mais ici, le détour en vaut la peine. Elle fait véritablement « chanter » son piano, le son est généreux, le toucher très juste, de plus les tempi sont judicieusement choisis. Que dire, si ce n’est que tout le CD est envoûtant, rien à dire sur la technique qui ne vire jamais en virtuosité excessive. On sent véritablement une artiste clairement passionnée et investie dans son jeu. Rien n’est laissé au hasard. Ses romances sans paroles nous laissent décidément sans voix.

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Félix Mendelssohn (1809-1847) : Huit cahiers de romances sans paroles (op. 19, op. 30, op. 38, op. 53, op. 63, op. 85, op. 102). Marie-Catherine Girod piano. Enregistré à l’église Evangélique Saint Marcel, Paris, décembre 2004 et janvier 2005. 2 CD Saphir Productions réf CD1 : LVC 001053 ; CD2 : LVC 001053. Durée totale CD1 : 63’29’’, CD2 : 52’57’’.

 
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