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Fidelio ou un résumé de l’art de Furtwängler

À emporter, CD, Opéra

Ludwig van Beethoven (1770-1827), Fidelio. Martha Mödl, Léonore ; Wolfgang Windgassen, Florestan ; Gottlob Frick, Rocco ; Otto Edelman, Don Pizarro ; Alfred Pœll, Don Fernando ; Sena Jurinac, Marzelline ; Rudolf Schock, Jacquino ; Alwin Hendricks, premier prisonnier ; Franz Bierbach, second prisonnier. Orchestre philharmonique de Vienne sous la direction de Wilhelm Furtwängler. 2 CD Naxos réf. 8. 111020-21. Première édition HMC ALP 1130 – 1132. Enregistrement du 13 au 17 octobre 1953, dans la Musikvereinsaal à Vienne. Restauration Mark Obert-Thorn. Texte en Anglais. Durée (71’18) (62’50). Durée totale : 2’14’08.

 

A l’évocation de l’association entre Walter Legge, légendaire producteur de la maison EMI et , chef d’orchestre tout aussi légendaire, nous pensons à deux grands enregistrements, Tristan et Isolde de Richard Wagner ainsi que Fidelio de . Dans sa volonté de nous faire (re)-découvrir de grands opéras à un prix abordable, Naxos nous gratifie d’une version restaurée de l’unique opéra de Beethoven enregistré par en 1953 pour « la voix de son maître » (EMI CHS 7644962). On pourrait passer des heures à discourir sur l’art de la direction de , mais le meilleur moyen de s’en rendre compte est encore de l’écouter. Equilibre, sens de la ligne musicale, telles sont quelques-unes des qualités de ce chef. Dans les rôles titres, nous retrouvons des noms entrés dans la légende, , Wolfang Windgassen, , Alfred Pœll, . On pourrait bien sûr trouver des choses à redire, des tempi adoptés parfois un peu lent, un manque d’équilibre entre les voix, notamment dans le canon du premier acte. Mais qu’importe, il ressort de cette vision de Fidelio une telle force que ces légers détails apparaissent comme mineurs.

Aux commandes de cette restauration, nous retrouvons l’excellent Mark Obert-Thorn dont le travail en tant qu’ingénieur du son est des plus remarquables. Il a su redonner une grande clarté sonore à l’ensemble de l’opéra. Le livret n’est pas fourni avec l’enregistrement, mais un lien est donné pour toute personne désirant lire le texte. Un petit bémol, aucune traduction n’est présentée et seuls les germanistes pourront avoir accès à la compréhension du texte.

Remercions Naxos de ré-éditer cet enregistrement qui se doit de figurer dans toute bonne discothèque aux côtés des versions d’Otto Klemperer enregistré pour EMI en 1962 et de Ferenc Fricsay pour DGG en 1957.

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