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Carl Nielsen (1865-1931) : Symphonie n°4 FS76 op. 29 « inextinguible ». Alexandre Scriabine (1872-1915) : le Poème de l’Extase op. 54. Los Angeles Philharmonic Orchestra, direction : Zubin Metha. 1 CD Decca collection « Eloquence ». Référence : 466 904 2. Enregistré en 1967 et en 1974 à Los Angeles. Notice de présentation en anglais. Durée : 53’31

 

Le chef d’orchestre indien a toujours fait l’unanimité des musiciens pour sa capacité à donner en concert une impulsion charismatique à ses interprétations. Cependant, l’observateur qui doit se fier à ses nombreux enregistrements studios reste assez dubitatif devant un legs qui multiplie les disques fonctionnels et ennuyeux. Pourtant, ce musicien sur actif connaît une carrière ébouriffante qui l’a mené à la tête des orchestres et maisons d’opéras de : Montréal, Los Angeles, New York, Tel Aviv, Munich, et Florence. À la fin des années 1960, Mehta est un chef encore en devenir qui est, depuis 1962, à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles. La firme Decca lui fait alors signer un contrat d’exclusivité et le maestro enregistre de nombreux disques dont hélas beaucoup n’ont pas eu les honneurs des rééditions : intégrale des symphonies de Tchaïkovski, anthologie et Maurice Ravel, Symphonie n°5 de Mahler ainsi que du répertoire plus inattendu : Varèse, Ives, Nielsen et Scriabine. Alors incandescent, virtuose et démonstratif, le style du jeune Mehta collait alors parfaitement aux prises de son de démonstration du label anglais.

Ce présent couplage de deux tubes du XXe siècle, nous offre une synthèse de l’art du jeune loup. Mehta ne s’encombre pas d’arrières pensées et il fait de la musique pour de la musique, imposant à un orchestre qui fonce tête baissée une puissance brute de décoffrage. Ce traitement convient bien à la Symphonie n°4 de Nielsen dont le chef s’amuse à exacerber les contrastes et les violences. On peut rêver, interprétation plus mystérieuse de la pièce, mais le musicien impose une tension qui ne baisse pas tout au long de la partition. Le Poème de l’extase est une pièce qui permet le lâcher les instrumentistes au-delà du raisonnable. On attendait une véritable démonstration du jeune Mehta, pourtant sa version construite et tendue à merveille reste en dessous des délires orchestraux de Golovanov et Svetlanov. Le chef a trop tendance à tout contrôler et à empêcher les musiciens de se laisser aller.

Ce disque intéressant permet tout de même de compléter utilement la discographie d’une des grandes baguettes de notre époque.

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Carl Nielsen (1865-1931) : Symphonie n°4 FS76 op. 29 « inextinguible ». Alexandre Scriabine (1872-1915) : le Poème de l’Extase op. 54. Los Angeles Philharmonic Orchestra, direction : Zubin Metha. 1 CD Decca collection « Eloquence ». Référence : 466 904 2. Enregistré en 1967 et en 1974 à Los Angeles. Notice de présentation en anglais. Durée : 53’31

 
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