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Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) : Octuor en mi bémol majeur op. 20 ; Max Bruch (1838-1920) : Octuor avec contrebasse en si bémol majeur op. posthume. Kodály Quartet : Attila Falvay, violon 1 ; Tamisas Szabo, violon 2 ; Janos Fejervari, alto ; Gyögy Eder, violoncelle. Auer Quartet : Gabor Sipos, violon 1 ; Zsuzsanna Berentés, violon 2 ; Csaba Galfi, alto ; Akos Tabacs, violoncelle. Zsolt Fejervari, contrebasse. 1 CD Naxos 8. 557270. Enregistré au Phœnix studio à Budapest du 5 au 7 Juin 2003 et du 6 au 8 avril 2004. DDD. Livret anglais, allemand. Durée 56’29.

 

On peut se demander ce qui a motivé la réunion des octuors de Mendelssohn et de Bruch – comme d’ailleurs le choix de la Nuit de Walpurgis de Gustav Adolph Spangenberg sur la pochette – dans cet enregistrement qui conjugue les talents de deux quatuors – et d’un contrebassiste – tous issus de l’Académie Ferenc Liszt de Budapest. Formé en 1990, le Quatuor Auer, honorant par son nom le plus célèbre violoniste et professeur hongrois Lipot Auer, se distingue en obtenant le deuxième prix du concours international d’Evian en 1993 alors que le Quatuor Kodaly, né en 1970 et partiellement remanié depuis, jouit aujourd’hui d’une pleine reconnaissance.

Plus d’un siècle sépare ces deux octuors – 1815/1920 – dont l’écriture et le style diffèrent largement même s’ils relèvent de la même tradition romantique allemande. Avec un sens aigu de la couleur et de l’énergie conférant à leur jeu beaucoup d’élan et de relief – au détriment du style parfois – les deux quatuors hongrois privilégient la brillance des sonorités et c’est dans le diabolique Scherzo et le Presto fugué de Mendelssohn que se mesurent au mieux leur qualité virtuose et la cohésion sans faille de leur ensemble.

La présence d’une contrebasse dans l’Octuor de , sa coupe en trois mouvements et la dimension soliste laissée aux différents pupitres évoquent parfois davantage un concerto pour cordes qu’une œuvre de musique de chambre. On apprécie d’autant mieux la richesse des timbres aux aigus rayonnants des interprètes optant ici pour une conception très hédoniste de la musique de Bruch qui n’a d’ailleurs ni le sérieux ni la rigueur de celle de Mendelssohn : Elle se pare en revanche d’élégance et d’élan virtuose mâtinés d’un charme slave dont les deux quatuors usent avec parfois beaucoup trop de complaisance, surtout dans le mouvement lent. On n’en retient pas moins la somptuosité des sonorités et la générosité d’un geste qui, au final, reste toujours très convaincant.

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Felix Mendelssohn-Bartholdy (1809-1847) : Octuor en mi bémol majeur op. 20 ; Max Bruch (1838-1920) : Octuor avec contrebasse en si bémol majeur op. posthume. Kodály Quartet : Attila Falvay, violon 1 ; Tamisas Szabo, violon 2 ; Janos Fejervari, alto ; Gyögy Eder, violoncelle. Auer Quartet : Gabor Sipos, violon 1 ; Zsuzsanna Berentés, violon 2 ; Csaba Galfi, alto ; Akos Tabacs, violoncelle. Zsolt Fejervari, contrebasse. 1 CD Naxos 8. 557270. Enregistré au Phœnix studio à Budapest du 5 au 7 Juin 2003 et du 6 au 8 avril 2004. DDD. Livret anglais, allemand. Durée 56’29.

 
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