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Mikhaïl Glinka (1804-1857) : Variations pour harpe sur un thème de la Flûte Enchantée de Mozart ; Nocturne pour harpe ; Sonate pour alto et piano en ut mineur ; Trio pathétique en ré mineur pour clarinette, basson et piano, Septuor inachevé. Frédérique Cambreling, harpe ; Zoltan Toth, alto ; Igor Lazko, piano ; Alexandre Brussilovsky, Nathanaelle Marie, violons ; Christophe Beau, violoncelle, Benjamin Berlioz, contrebasse ; Michel Lethiec, clarinette ; Amaury Wallez, basson ; Jean-Pierre Arnaud, hautbois ; André Cazalet, cor. 1 CD Suoniecolori SC2253392. Enregistré en octobre 1994 à l’auditorium d’Issy-les-Moulineaux. Texte de présentation français-anglais. Durée : 68’24.

 

Si est considéré comme le « père de la musique russe », ce n’est pas à sa musique de chambre qu’il le doit – toutes ses œuvres dans ce répertoire ont été composées avant ses 30 ans – mais à ses deux opéras Une vie pour le tsar (1836) et Rouslan et Ludmila (1842). La musique de chambre de Glinka date de ses années d’apprentissage lorsqu’il étudie son métier de compositeur en Italie et en Allemagne. Cela explique l’atmosphère constamment viennoise – et aussi peu russe que possible – des partitions représentées ici.

Une des curiosités est la Sonate pour alto et piano, composée entre 1825 et 1828. En effet à l’époque et jusqu’à la deuxième moitié du XXe siècle, l’alto était un instrument méprisé des musiciens qui n’imaginaient pas qu’il puisse exister en tant que tel. A cet égard Harold en Italie de Berlioz était une véritable comète dans un ciel vide, et elle figure encore aujourd’hui au panthéon des altistes pour la compréhension profonde dont Berlioz a fait preuve dans l’exploitation des possibilités de l’instrument. Il est donc surprenant qu’un compositeur alors aussi néophyte que l’était Glinka dans les années 1820 compose une pièce pour alto. Sans doute avait-il été séduit par cet instrument aux puissantes couleurs, sans être influencé par les préjugés d’alors. Le second mouvement de la Sonate a été complété par Vadim Vassiliévitch Borissovsky, fondateur de la classe d’alto au Conservatoire de Moscou, altiste du Quatuor Beethoven, lequel assura la création de treize des quinze Quatuors de Chostakovitch. Ce second mouvement – qui avait été laissé par Glinka à l’état de bribes – est peut-être le plus secret du disque. Derrière la rigueur et la sobriété du ton, on perçoit la ferveur de ce grand artiste à compléter une œuvre de ce compositeur mythique pour la Russie, et pour l’instrument dont il défendait la cause.

Au total, des œuvres dans l’ensemble charmantes, sans prétention, non essentielles, mais pour lesquelles les admirateurs de la musique russe auront une affection particulière.

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Mikhaïl Glinka (1804-1857) : Variations pour harpe sur un thème de la Flûte Enchantée de Mozart ; Nocturne pour harpe ; Sonate pour alto et piano en ut mineur ; Trio pathétique en ré mineur pour clarinette, basson et piano, Septuor inachevé. Frédérique Cambreling, harpe ; Zoltan Toth, alto ; Igor Lazko, piano ; Alexandre Brussilovsky, Nathanaelle Marie, violons ; Christophe Beau, violoncelle, Benjamin Berlioz, contrebasse ; Michel Lethiec, clarinette ; Amaury Wallez, basson ; Jean-Pierre Arnaud, hautbois ; André Cazalet, cor. 1 CD Suoniecolori SC2253392. Enregistré en octobre 1994 à l’auditorium d’Issy-les-Moulineaux. Texte de présentation français-anglais. Durée : 68’24.

 
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