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Gustav Mahler (1860-1911) : Symphonie n°6 en la mineur ; Mouvement de quatuor pour cordes et piano. David Kim, violon ; Chong-Jin Chang, alto ; Efe Baltacigil, violoncelle ; Philadelphia Orchestra, direction et piano : Christoph Eschenbach. 2 SACDs Ondine ODE 1084-5D. Notice de présentation en anglais, allemand et français. Enregistré en concert en novembre 2005 et mars 2006 au Verizon Hall de Philadelphie. Durée : 98’38

 

C’est peu dire qu’on attendait ce nouvel enregistrement de la Symphonie n°6 de Mahler par  ! En effet, les derniers disques du chef et le souvenir d’un concert phénoménal donné en août 2005 à Salzbourg dans la Symphonie n°5 de Mahler, nous laissaient espérer un nouveau miracle. Sans oublier que la discographie mahlérienne de l’orchestre est assez maigrichonne pour une formation aussi légendaire. Las, ce disque doit être qualifié d’inutile dans une discographie archi-barrée par de très nombreuses références.

On notera curieusement que si le tandem Eschenbach-Orchestre de Paris nous a donné de précieux témoignages dans Berio, Zemlinsky, Berlioz et Roussel, il n’en va pas de même pour l’association du chef-pianiste avec le . D’ailleurs, les deux parties ont annoncé il y a peu le départ d’Eschenbach à la fin de la saison 2007-2008. Des échos font référence à une mésentente entre chef et musiciens. Réalités ou affabulations, en tous cas, force est de constater que pour l’instant, la sauce ne prend discographiquement pas encore.

L’absence d’idée directrice semble être le meilleur qualificatif pour cette interprétation attentive aux dynamiques et aux nuances, mais que l’on peine à saisir dans son ensemble. Les deux premiers mouvements sont hachés et ils voient une succession de thèmes et de climats que le chef peine à unifier. Le deuxième mouvement est à cet égard même plutôt repoussant. On monte d’un sérieux cran avec un Andante Moderato subtil, poétique, mais parfois un peu trop appuyé. Le Finale commence plutôt mal : le chef ne semble avoir aucune intention et sa direction est très prudente. Seules les douze dernières minutes s’enflamment sous l’impulsion d’un pupitre de percussions et de cors impliqués et appliqués.

Ce disque agace d’autant plus que la prise de son est faible en tranchant et éteinte dans sa restitution des dynamiques. On restera donc fidèles à nos références : Boulez (DGG), Solti (Decca), Karajan (DGG), Bernstein (DGG) et dans le genre spectacle d’orchestre et de prise de son à l’enregistrement de Tilson-Thomas (SFS-Avie).

En complément, des solistes de l’orchestre et leur chef livrent une interprétation parfaite du beau mais secondaire Mouvement de quatuor pour cordes et piano. L’auditeur pourra enfin se satisfaire d’une prise de son exemplaire. C’est malheureusement peu pour ce double album à la présentation léchée.

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Gustav Mahler (1860-1911) : Symphonie n°6 en la mineur ; Mouvement de quatuor pour cordes et piano. David Kim, violon ; Chong-Jin Chang, alto ; Efe Baltacigil, violoncelle ; Philadelphia Orchestra, direction et piano : Christoph Eschenbach. 2 SACDs Ondine ODE 1084-5D. Notice de présentation en anglais, allemand et français. Enregistré en concert en novembre 2005 et mars 2006 au Verizon Hall de Philadelphie. Durée : 98’38

 
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