Mozart et Babura-Skoda, affinités musicales obligées

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour piano et orchestre n°16 en ré majeur K451  ; Concerto pour pianœt orchestre n°14 en mi bémol majeur K449 ; Concerto pour piano et orchestre n°27 en si bémol majeur K595. Orchestre de Chambre de Prague, piano et direction : Paul Badura-Skoda. 1CD Transart TR 140. Enregistré à Prague au studio Domovina entre le 19-23 avril 2004. Notice assez riche par Badura-Skoda entre français, allemand et anglais. Durée totale : 73’21.

 

Non, l’année Mozart n’est pas encore tout à fait terminée, il pleut encore et toujours des nouveautés discographiques consacrées au magicien salzbourgeois, qui n’est décidément pas prêt à céder des parts de popularité ! Voici que paraît un nouveau disque chez Transart, le troisième volet d’une série inaugurée en 2001 par et l’, consacrée aux concertos pour piano de Mozart. Le légendaire pianiste viennois est ici à la fois chef et soliste, comme cela se faisait au temps de Mozart, dans trois concertos d’un caractère plutôt serein et joyeux : le n°14 en mi bémol majeur, le n°16 en ré majeur, et le n°27 en si bémol majeur. Les deux premiers datent de 1784, une année importante pour Mozart qui s’impose enfin à Vienne comme pianiste et compositeur d’œuvres pour le piano, alors que le Concerto n°27 date de 1791, vraisemblablement sans que Mozart ne se doute qu’il écrivait là son dernier chef-d’œuvre d’un genre auquel il a lui-même jeté les fondements…

est un artiste méticuleux apprécié pour sa personnalité musicale riche et singulière, totalement immergé dans la musique, il cherche toujours à mettre en lumière une vérité essentielle, tout en se sentant hautement responsable vis-à-vis des compositeurs. Il est tout à fait magnifique et pleinement à son aise dans l’interprétation de ces trois œuvres mozartiennes, compositeur avec lequel il a des affinités toutes particulières. On ressent dans son jeu pianistique toute sa passion pour Mozart, et les commentaires qu’il a lui-même rédigés pour la notice de ce disque ne font que confirmer cette forte admiration.

L’, qui existe depuis 1955, a l’originalité de se produire habituellement sans chef, et sa collaboration avec Paul Badura-Skoda remonte à 1970. Les concertos de Mozart sont ici joués avec fraîcheur et légèreté, les vents notamment nous font savourer de très belles sonorités, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas des cordes qui manquent parfois de précision et de couleur. Mais ce sont dans l’ensemble de très beaux moments mozartiens, et l’on s’en réjouit car Mozart reste immortel même à travers des enregistrements imparfaits et des œuvres un peu moins souvent jouées.

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