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Locatelli sarabandesque

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Pietro Locatelli (1695-1764) : Concerti Grossi op. 1. Freiburger Barockorchester, direction : Gottfried Von Der Goltz. 1 CD Harmonia Mundi HMC 901889. Enregistré en décembre 2004 au Teldex Studio Berlin en Allemagne. Notice trilingue (français, anglais et allemand). Durée : 61’03’’.

 

Un concerto grosso met en relief quelques instruments dont les joutes s’accompagnent de l’ensemble des instruments, et Corelli, Tartini ou Locatelli en ont été les spécialistes italiens du genre. Harmonia Mundi nous en offre ici un très bel enregistrement avec une sélection de six concertos.

Rien ne se créé, tout se transforme. fut l’élève de Corelli et son style influença largement Paganini un siècle plus tard. Locatelli composa donc un certain nombre de concerti grossi en suivant l’exemple du maître Corelli et en s’appliquant à un travail stylistique pour atteindre la perfection dans le domaine de la technique du violon. Si ses jeunes années sont passées en Italie entre Bergame et Rome, il parcourt ensuite l’Europe pour s’établir enfin à Amsterdam où le premier jeu de ses compositions (12 fugues) sera imprimé en 1720. Suivent en 1733 l’art du violon avec 12 concertos pour violon toujours et 24 caprices, précurseurs de la technicité de ceux de Paganini, d’autres jeux encore furent publiés en 1744. Car en fait, notre Locatelli se situe bien entre deux tendances ; celle du baroque flamboyant et une première représentation de la musique moderne.

Locatelli compose donc dans ses jeunes années sur le modèle de Corelli puis développe un style plus individuel mettant en avant d’énormes exigences pour les interprètes entre tempi rapides, trilles complexes, grands sauts d’intervalle ou arpèges virtuoses. A comparer les styles, Locatelli fera évoluer celui de Corelli puisqu’il ajoute dans les solos un instrument intermédiaire : l’alto.

L’enregistrement est ici de très bonne qualité avec un orchestre baroque de Fribourg répondant aux espérances par rapport à l’œuvre. Le résultat est plutôt positif. Le Concerto n°8 dit « pastorale a cinque » ou Concerto de Noël à la tonalité grave de fa mineur donne l’intériorité attendue et la retenue toute nécessaire. Une œuvre fort bien traitée dans tous les cas !

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