Mozart selon Bernstein

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Concerto pour clarinette et orchestre en la majeur K. 622 ; Symphonie n°25 en sol majeur K. 183 ; Concerto pour piano n°17 en sol majeur K. 453 ; Symphonie n°39 en mi bémol majeur K. 543. Orchestre philharmonique de Vienne, direction : Leonard Bernstein. Réalisation : Humphrey Burton. 02 DVD Euroarts 2072088 et 2072098. Enregistré au Konzerthaus et au Musikverein de Vienne en 1981-1987 et 1988. Menu en allemand, anglais, français et espagnol. Toutes zones. Durée : 60’et 72’

 

Euroarts édite dans bandes bien connues issues du catalogue Unitel mais aussi des fonds Deutsche Grammophon puisque ces concerts ont fait l’objet de nombreuses éditions discographiques. Ces témoignages sont intéressants car ils rendent compte du Bernstein « dernière manière » faisant surgir des ombres inquiétantes des moindres notes et capables des plus incroyables nuances à la tête d’un Philharmonie de Vienne qu’il domptait comme personne. Au sommet de ces DVD, il faut placer une interprétation magistrale de la très difficile Symphonie n°25. Le sens du phrasé et de l’écoulement du discours musical sont absolument magiques. Le chef d’orchestre tire cette musique hors du temps, composant un portrait tragique mais humain, pessimiste mais lumineux de cette pièce mystérieuse et ensorcelante. On peut placer au même niveau un Concerto pour clarinette irradié par la musicalité unique de Peter Schmidl alors que l’accompagnement de Bernstein est un écrin miraculeux : soliste et orchestre fusionnent comme rarement.

Le second concert de 1981 est moins enthousiasmant. Le chef américain, dirige du clavier, les viennois, mais en dépit de l’enthousiasme qu’il déploie, Bernstein peine à s’immiscer parmi les sonorités de velours de son orchestre. Tout est enlevé, bondissant mais l’auditeur reste guère ému après l’expérience du premier concert. En complément, notre tandem livre une belle interprétation, mais parfois un peu rapide et décousue de la Symphonie n°39. Certains traits et phrasés sont certes magnifiques, mais la machine viennoise est un peu trop en pilote automatique.

L’image est convenable mais assez datée tout comme la réalisation très classique mais avare d’originalité dans son alternance de vues d’ensemble et de gros plans.

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