Míkis Theodorákis

À emporter, CD, Musique symphonique

Míkis Theodorákis (né en 1925) : Rhapsodie pour violoncelle et orchestre ; Les amants de Téruel, suite de ballet. Johannes Moser, violoncelle, Orchestre Symphonique d’Aix-la-Chapelle, direction : Marcus Bosch. 1 SACD Coviello COV 30612. Enregistré à l’Eurogress, Aix-la-Chapelle, le 4 novembre 2005. Notice bilingue (allemand-anglais). Durée : 57’57’’

 

Le nom de est connu dans le monde entier. Il véhicule pour beaucoup la célèbre musique de film composée pour Zorba le Grec. Pour d’autres encore sa musique se rattache à d’innombrables chansons populaires largement connues et fredonnées pas ses compatriotes. Viennent encore renforcer sa notoriété nationale, ses multiples arrangements instrumentaux de musiques populaires grecques ainsi immortalisées.

Bien sûr, ses activités politiques très fortes et engagées l’ont conduit à plusieurs reprises en prison et bien près de la mort. Mais s’est également investi dans ce que l’on pourrait qualifier, faute de mieux, en faveur de la musique dite sérieuse. Son abondant catalogue aborde différents genres (symphonies, œuvres chorales…) sous le biais d’une esthétique dont les bases reposent, grossièrement, sur un néoclassicisme chaleureux. Nous avions apprécié il y a quelques temps un beau coffret de 6 CD édité par Edel Classics offrant un panorama de sa création bien dans la lignée stylistique à l’instant mentionnée. Mais quelle excellente surprise provoquée par l’audition d’un CD dû à Coviello Classics !

La Rhapsodie pour violoncelle et orchestre de 1998 dégage une chaleur et un lyrisme pas souvent rencontrés. Le violoncelle se taille la part belle et parvient tout au long des neuf sections de l’œuvre à s’imposer magistralement, tout de tendresse, de rondeur et d’engagement. Le jeu de , né à Munich en 1979, paraît déterminant par sa perfection et son intelligence, sa saveur et son timbre. La suite tirée du ballet Les amants de Téruel, bien antérieure puisque datant de 1958, confirme la place de choix qu’occupe Theodorákis au sein de la musique hellénique de notre époque.

L’ ainsi que le chef allemand (né en 1969) défrichent avec musicalité et exigence ces partitions rares et gratifiantes forcément à découvrir. Grâce à eux, une certaine musique de Míkis Theodorákis franchit les frontières, bouscule les classifications et gagne à l’universel. On ne peut qu’applaudir l’entreprise.

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