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L’événement sonore

Festivals, La Scène, Musique de chambre et récital

Arc 1800, Centre Bernard Taillefer. 17-V-2007. Robert Schumann (1810-1856) : Quatuor à cordes en la mineur op. 41 n°1. Nicolas Bacri (né en 1961) : Quatuor n°6 op. 97. Claude Debussy (1862-1918) : Quatuor à cordes en sol mineur op. 10. Quatuor Psophos : Lisa Schatzman, violon I ; Bleuen Lemaître, violon II ; Cécile Grassi, alto ; Eve-Marie Caravassilis, violoncelle.

Festival des Arcs 2007

Point final d’une série de concerts qui les a menées des rives de la Méditerranée à l’Ecosse : les quatre jeunes femmes du – dotées de leur nouvelle « premier violon » Lisa Schatzman – trouvent aux Arcs un repos mérité.

Cette ultime prestation avant vacances, dans le curieux Centre Bernard Taillefer, vaste conque de bois et de béton à l’acoustique étonnement agréable, s’ouvrait sur l’exigeant Quatuor en la mineur de Schumann, partition hétéroclite et morcelée, qui fait que les quatre jeunes filles trouvent d’abord quelque peine à unifier un discours à l’origine épars. La cohésion vient au fil des mouvements, jusqu’au Presto final, surprenant mouvement rapide, flanqué en son centre d’un choral, où le sait trouver toutes les palettes sonores nécessaires à l’interprétation de cette œuvre protéiforme.

Commande suscitée par La Lettre du Musicien, suite au Grand Prix des Lycéens 2005, le Quatuor n°6 de est présenté par son auteur comme une partition tout à la fois classique, romantique et moderne. Un postulat qu’avait déjà appliqué en son temps Chostakovitch, à qui cette partition est redevable. Admirablement construite, faite de thèmes qui se nourrissent l’un l’autre, parfaitement jouée par les Psophos, cette œuvre illustre la forme de « retour en arrière » qui prévaut pour une bonne part dans l’esthétique contemporaine.

C’est toutefois dans le Quatuor de Debussy que les jeunes femmes de Psophos donnent le meilleur d’elles-mêmes. L’interprétation est engagée, voire enragée, loin d’une vision mièvre de cette musique de « fin de siècle ». Le jeu se fait volontairement sec, les nuances portées à leur maximum donnent un nouveau relief à cette partition pourtant bien connue.

Rendez-vous la saison prochaine au Théâtre de l’Athénée, où le Quatuor Psophos continue sa résidence. Un ensemble dont les concerts sont à ne surtout pas rater.

Crédit photographique : DR

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