Bonheur entre amis

Festivals, La Scène, Musique de chambre et récital

Arc 1800, Centre Bernard Taillefer. 19-VII-2007. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Sextuor pour deux cors et cordes en mi bémol majeur op. 81b (1). Gabriel Fauré (1845-1924)  : Romance en la op. 69, Vocalise-étude, Sérénade op. 98 (2). Nicolas Bacri (né en 1961) : Trio « les contrastes » op. 47 n°2 (3). Jean Françaix (1912-1997) : Sonatine pour trompette et piano (4). Ernest Chausson (1855-1899) : Concert pour violon, piano et quatuor à cordes en ré majeur op. 21 (5). François Payet-Labonne (1, 3), Eric Crambes (1, 5), violons ; Hélène Clément (1), alto ; Raphaël Chrétien (1, 3), Xavier Gagnepain (2), violoncelles ; David Guerrier, cor (1) et trompette (4) ; Vladimir Dubois (1), cor ; Jean-Michel Dayez (2, 5), Laurent Boukobza (3) & Pascal Godart (4), pianos ; Quatuor Psophos (5) : Lisa Schatzman, violon I ; Bleuen Lemaître, violon II ; Cécile Grassi, alto ; Eve-Marie Caravassilis, violoncelle.

Festival des Arcs 2007

Le Festival des Arcs prend son rythme de croisière avec ses concerts de musique de chambre « fourre-tout » où se mêlent les répertoires, les périodes, les instruments et les artistes. Les formations les plus hétéroclites sont donc de mises, tel deux cors et un quatuor à cordes, réunis non pour le meilleur mais pour le banal par Beethoven. Le Sextuor op. 81b reste une pièce d’ordre secondaire, quelles qu’aient été les qualités de leurs irréprochables interprètes de la soirée. Les quelques pièces suivantes de Fauré, grands classiques du répertoire pour violoncelle, ont bénéficié du jeu hors pair de . La surprise toutefois vient de , pianiste surdiplômé et pourtant encore bien peu présent sur les scènes hexagonales, qui assure un accompagnement solide et musical.

La qualité reste au rendez-vous avec le Trio « les contrastes » de . Faite en cinq courts mouvements, cette œuvre explore les possibilités sonores de ses instruments bien plus loin que le Quatuor n°6 entendu deux jours auparavant. Très bien écrit (comme toujours) et inventif, interprété avec brio, ce trio pêche par un dernier mouvement dont la banalité jure avec l’originalité de ce qui a précédé. La banalité se poursuit avec l’inintéressante Sonatine pour trompette et piano de , œuvre typique de toute cette littérature de musique française pour vents qui a plus servi aux concours de conservatoire qu’aux concerts. Les qualités évidentes de et n’ont pas suffit à transcender la pauvreté de cette pièce.

Tel n’est pas le cas du Concert de Chausson, du moins concernant l’intérêt de l’œuvre, l’excellence des musiciens étant une constante de cette soirée. Construite comme une sorte de concerto grosso pour violon et piano en concertino et un quatuor à cordes en ripieno, cette pièce a bénéficié du jeu sûr d’Eric Crambres – par ailleurs directeur artistique du Festival – et de , véritable révélation de cette soirée. Les Psophos sont toujours égales à elles-mêmes, fermes et engagées dans la musique qu’elles interprètent. A 1800 mètres d’altitude tout est donc possible.

Crédit photographique : © DR

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