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Les dix ans des Eléments à TLO

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Toulouse. Cathédrale Saint Etienne, le 6-X-2007. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Intégrale des motets BWV 225 à BWV 230. Chœur de chambre Les Eléments ; Ensemble Jacques Moderne ; Emmanuel Mandrin, orgue ; Hendrike Ter Brugge, Violoncelle ; Laurent Le Chenadec, Basson ; Damien Guffroy, contrebasse ; Direction : Joël Suhubiette.

Toulouse Les Orgues 2007

Dans l’immense cathédrale Saint-Etienne ce concert permettait aux Eléments créés par de s’associer à l’ensemble , l’autre chœur qu’il dirige régulièrement, dans le cadre de ce prestigieux Festival international de Toulouse les orgues pour fêter leur dixième anniversaire. Septième concert d’une journée marathon à travers tout Toulouse il s’agissait de celui qui accueillait le public le plus nombreux. Les attentes immenses vis-à-vis d’un ensemble à la réputation flatteuse et qui est régulièrement récompensé ont pourtant été un peu déçues. Dans cette acoustique si difficile, les deux chœurs ont mis du temps à trouver leurs marques surtout en début de concert lors de la répartition en doubles chœurs. Le déséquilibre au détriment du chœur de droite en regardant la scène s’est prolongé au long des deux premiers motets. En fin de première partie, pour le fameux Jesu meine Freud, une nouvelle répartition leur a permis de véritablement s’associer. C’est d’ailleurs lors de la deuxième partie avec des distributions encore différentes que l’équilibre et l’accord ont été le meilleur et que le public a été le plus comblé. Les qualités de précision et de justesse de ces chœurs sont bien connues de même que la direction rigoureuse de . Une très belle homogénéité des pupitres est une autre qualité particulièrement agréable. D’où peut bien venir alors la réserve qui a gagné une partie du public ? Peut-être d’une direction privilégiant la rigueur rythmique au détriment du phrasé, pouvant amener à la limite de la sécheresse ? Ou bien d’une vocalisation trop détachée surtout de la part des sopranos ? D’un certain manque de nuances ? En fait ce qui a surtout manqué c’est la ferveur et l’engagement émotionnel que ces motets réclament surtout dans les chorals qui sont sensés réunir la communauté.

Ce qui est certain en tout cas c’est que l’acoustique ne les a pas du tout aidés. Le riche continuo, composé de fins musiciens tous très concernés, les a par contre très bien soutenus tout au long de la soirée.

Le bis, adaptation contemporaine a capella d’un choral de Bach pour quatre chœurs disposés autour du public, a permis de retrouver dans une musique quasi surnaturelle les extraordinaires qualités virtuoses, de justesse, de précision et de nuances incroyables qui sont les leurs. Osera t-on suggérer que, même si ils chantent souvent ces motets, ce n’est pas dans ces œuvres qu’ils sont sans rivaux ou à leur zénith ?

Un concert anniversaire en forme d’hommage au père de la musique mais qui n’a pas mis au mieux en valeur les qualités des Eléments, ensemble pourtant promis à un brillant avenir. Regardons plutôt cet avenir, avec le plaisir de les retrouver bientôt dans un autre répertoire.

Crédit photographique : Joël Suhubiette – DR

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Toulouse. Cathédrale Saint Etienne, le 6-X-2007. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Intégrale des motets BWV 225 à BWV 230. Chœur de chambre Les Eléments ; Ensemble Jacques Moderne ; Emmanuel Mandrin, orgue ; Hendrike Ter Brugge, Violoncelle ; Laurent Le Chenadec, Basson ; Damien Guffroy, contrebasse ; Direction : Joël Suhubiette.

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