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Delphine Lizé ambassadrice du nouveau piano Pleyel

Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Paris. Salle Pleyel. 13-X-2007. Franz Schubert (1797-1828) : Impromptus n°1 en ut mineur, n°2 en mi bémol majeur, n°3 en sol bémol majeur, n°4 en la bémol mineur op. 90 D. 89  ; Maurice Ravel (1875-1937) : Jeux d’eau ; Pavane pour une infante défunte ; Sonatine. Delphine Lizé, piano.

Piano Pleyel’s Day

Choisie en tant qu’égérie du nouveau piano de concert Pleyel P280, , 28 ans à peine, a à son actif un curriculum artistique qui force le respect : une nomination aux Victoires de la Musique classique en 1995, le Prix Steinway à Hambourg en 2006, le prix de la fondation Masefield pour le soutient de jeunes artistes en Allemagne dans la même année, deux disques signés Intrada.

Encore étudiante à la Hochschule fur Musik de Hambourg, elle mène en parallèle une carrière de concertiste en toute Europe et à l’étranger. Nombreux sont ses concerts en Espagne, Italie, République tchèque, Japon et en France bien sûr.

A l’occasion du Piano Pleyel’s Day et des 200 ans de la maison Pianos Pleyel dans la salle homonyme, a rendu hommage à son auditoire avec un programme délicat et nostalgique, poétique et virtuose à la fois. Deux des compositeurs choisis pour ce récital : Schubert et Ravel, le « romantique et l’impressionniste », le lyrisme puissant d’une part, et la suggestion d’atmosphères éphémères d’une autre.

Les impromptus de Schubert ont caractérisé la première partie du programme. Entièrement pénétrés de chaleur humaine, ces compositions touchent particulièrement par la fois idéaliste et la pureté d’accents qu’ils laissent transpirer. Leur simplicité et l’absence de toute recherche grandiloquente ne conditionne pas l’intensité dramatique mais est, elle-même, synthèse de « perfection sensible et formelle » qu’il faut restituer à l’aide d’une imagination riche et vibrante. Bien qu’on ne considère pas l’interprétation seulement comme une affaire de maturité technique, il est indéniable que cela aide beaucoup dans la production de sons « doux », pour ainsi dire. La tendance de Delphine Lizé de faire correspondre la nuance piano avec un rallentando ou un cedendo est peut être symptôme d’une maitrise qui n’est pas encore parfaitement acquise. Même chose pour l’utilisation de la pédale de gauche souvent employée pour les passages « délicats ».

Très bien l’interprétation de Ravel qui avec ses Jeux d’eau ne fini jamais d’enchanter le public. Son discours musical noble et vivant ainsi que le caractère doux et mélancolique de la Pavane pour une infante défunte, semble bien s’adapter à l’esprit de cette pianiste à l’air un peu timide. C’est peut être un cliché, mais la musique française n’est bien jouée que par les français.

Crédit photographique : © David Verlant

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