Jazz à Pleyel

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Paris. Salle Pleyel. Le 22-X-2007. Carte blanche à Richard Galliano. Richard Galliano, accordéon ; Gary Burton, vibraphone ; Philippe Aerts, contrebasse ; Clarence Penn, batterie ; Alexis Cardenas, violon ; Rafael Mejias, percussion ; Hamilton de Holanda, mandoline.

Carte blanche à

En annonçant la délivrance d’une « carte blanche à  », l’équipe dirigeante de la salle Pleyel avait certes excité notre intérêt quant à la prestation de cet excellent musicien, mais elle avait dans le même temps aiguisé notre curiosité relativement aux invités dont il ne pouvait manquer, à son habitude, de s’entourer ce lundi soir. Et il faut bien convenir qu’une fois encore, toutes les garanties de l’excellence musicale, voire d’une certaine forme de génie interprétatif, se trouvèrent, comme par miracle, réunies sur la scène de la salle parisienne.

Dès la première partie, assez détonante en (bonne) compagnie du Gary Burton Quartet, notre accordéoniste put ainsi tout à la fois enchanter le public de ses propres compositions (Tango pour Claude etc. ), mais aussi lui offrir diverses délectables pages d’Astor Piazzola ou encore le très célèbre Hymne à l’amour. Le plus saisissant au long de ce premier volet du spectacle restait peut-être à découvrir dans le jeu aérien et dansant des baguettes de Gary Burton au-dessus de son vibraphone, la maîtrise touchant ici à la virtuosité transcendante.

En seconde partie, le Gary Burton quartet ayant fait place au seul groupe de Richard Galliano, Tangaria (rien d’ésotérique dans ce nom, simple juxtaposition contractée de tango et d’aria), la grande ombre de Piazzola continua de s’étendre sur le concert ; particulièrement émouvante fut l’interprétation de son Libertango, occasion pour Galliano de dévoiler un sens de la pulsation à proprement parler stupéfiant. Hamilton de Holande, invité spécial, nous offrit un petit bijou (disparada) accompagné de sa mandoline.

La soirée devait ainsi se poursuivre, dans la joie et l’accomplissement musical et scénique, avec des contributions plus personnelles, tel ce duo entre le violoniste et le percussionniste Rafael Mejias à l’hallucinant jeu de maracas, pour une improvisation magique autour de la suite n°2 de Bach. Tel encore, au chapitre des rappels, le très attendu New York Tango et Historia de un amor dans laquelle témoigna à cette occasion d’un talent de chanteur à la hauteur de sa virtuosité instrumentale.

Crédit Photographie © DR

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