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Goffredo Giarda (1886-1973) Opera omnia per organo : Tre pezzi per organo op. 50 (Toccata, canzone, studio), meditazione op. 43, Tre pezzi per organo op. 51 (preludio, Ave Maria, fantasia en re maggiore), Allegretto di concerto op. 64, canto serafico op. 70, alla fonte di Cristo, piccola impressione per organo op. 71, l’Annunciazione, fantasia pastorale op. 72, libera fantasia op 73. Andrea Macinanti à l’orgue Vegezzi-Bossi (1916) de la cathédrale San Giusto de Susa (Turin, Italie). 1 CD Tactus TC 880701. Code barre 8007194103991. Enregistré en septembre et octobre 2006. Durée totale : 72’29’’. Livret trilingue français, italien, anglais.

 

De nos jours, le disque compact reste un formidable outil de découverte, projetant au grand jour des musiques d’importance, qui hélas sans lui, seraient demeurées oubliées, même des spécialistes … C’est le cas avec l’œuvre pour orgue de , compositeur et organiste vénitien du début du XXe siècle, reconnu en son temps comme un « concertiste de haute valeur par une technique sûre et parfaite et par son interprétation belle et intelligente ». Le compliment peut paraître appuyé, et pourtant, il reflète réellement ce que cette musique nous inspire. Son style, post-romantique, s’apparente volontiers aux écoles françaises (Guilmant), anglaises, et bien sûr italienne (Bossi). Ce qui frappe, c’est un discours qui nous touche d’emblée. Des thèmes clairs, des développements où les idées s’enchaînent avec une subtilité d’une rare noblesse. En un mot, une musique attrayante, jamais ennuyeuse, par des formes assez contenues : point de mouvements interminables hélas souvent caractéristiques de ces écoles, mais au contraire stimulants à chaque instant.

, organiste bolognais, interprète ces œuvres avec panache et brio, dans la pure ligne colorée et virtuose de leur auteur. Le choix de l’orgue aussi, contribue à cette réussite : un instrument construit autour des années 20, dans un buffet plus ancien. Belle pâte sonore symphonique, déjà éloignée de l’orgue romantique du XIXe siècle représenté par l’école des facteurs Serrassi, et qui renfermait encore toutes les sonorités classiques. Ici des anches solides (comme chez Cavaillé-Coll), sur fonds mœlleux, des mixtures qui se font oubliées pour ne renforcer que le « tutti ». On découvre là que l’univers de l’orgue italien est vaste, et que chaque époque ou région renferme encore des trésors cachés. Celui-ci, vous le trouverez dans cette belle vallée transalpine au-delà du Mont Genèvre, en direction de Turin.

Saluons une nouvelle fois l’éditeur Tactus, qui nous propose un inventaire sonore des orgues d’Italie, au travers des répertoires qui ont fait l’histoire de l’orgue dans ce pays. Captés magnifiquement et présentés soit sous forme de récitals, ou dédiés à un unique compositeur comme ici, ces disques nous montrent encore tout ce qui vaut la peine d’être découvert. Le présent enregistrement en est le meilleur exemple.

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Goffredo Giarda (1886-1973) Opera omnia per organo : Tre pezzi per organo op. 50 (Toccata, canzone, studio), meditazione op. 43, Tre pezzi per organo op. 51 (preludio, Ave Maria, fantasia en re maggiore), Allegretto di concerto op. 64, canto serafico op. 70, alla fonte di Cristo, piccola impressione per organo op. 71, l’Annunciazione, fantasia pastorale op. 72, libera fantasia op 73. Andrea Macinanti à l’orgue Vegezzi-Bossi (1916) de la cathédrale San Giusto de Susa (Turin, Italie). 1 CD Tactus TC 880701. Code barre 8007194103991. Enregistré en septembre et octobre 2006. Durée totale : 72’29’’. Livret trilingue français, italien, anglais.

 
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