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Et le vainqueur est… Florence Cioccolani

Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Orléans, Carré Saint-Vincent. 04-III-2008. Edith Canat de Chizy (née en 1950) : Burning pour clarinette, violon, violoncelle et piano (création mondiale, commande d’OCI). Maurice Ravel (1875-1937) : Trio pour piano et cordes. Florent Héau, clarinette ; Sacha Rozhdestvensky, violon ; Marc Coppey, violoncelle ; Mark Adams, Antal Sporck, Florence Cioccolani, finalistes du 8e Concours International de piano d’Orléans.

VIIIe Concours International de piano d’Orléans

Concours pas comme les autres, le Concours International de piano d’Orléans n’a pas de « premier prix » et ne se consacre pas qu’au récital. Pour la session 2006, la finale était musique de chambre et musique mixte. En 2008, uniquement musique de chambre, avec un pilier du répertoire et la traditionnelle commande/création mondiale. Après le juvénile qui avait composé Série noire en 2006, place à une compositeur reconnue depuis longtemps, régulièrement jouée par les plus grands artistes, ensembles et orchestres et rare représentante du « beau sexe » à l’Institut : Edith Canat de Chizy.

En tous cas, pour Burning créé ce soir Edith Canat de Chizy n’a pas oublié le centenaire Messiaen. La formation bien sur rappelle le Quatuor pour la fin du temps, mais pas seulement : gammes modales descendantes au piano, effets de cloches et d’écho, vastes unissons, … On reconnaît la méticulosité de la créatrice, son art du détail, mais à se pencher de trop près sur Messiaen, celui-ci a fini par déteindre sur elle, impression confirmée à la troisième audition de l’œuvre.

Car pour cette épreuve finale du Concours International de piano d’Orléans point de programme libre, les trois finalistes ont exécuté les deux mêmes œuvres. Un procédé qui peut engendrer la monotonie mais qui permet un jugement plus objectif.

Mark Adams, déjà finaliste en 2006, a récidivé. Burning est brouillon, le Trio de Ravel gagne en précision, mais on reste sur quelque chose de très standard. Dommage, il aurait du profiter du seul instant d’éveil de Sacha Rozhdestvensky qui dès le deuxième candidat ne s’est plus senti concerné par ce qu’il devait jouer. Antal Sporck dénotait d’une maîtrise plus assurée du clavier, mais là aussi peu de personnalité ressortait. Il semblait aussi moins préoccupé par son rôle de pianiste d’ensemble, transformant ainsi le Trio de Ravel en concerto miniature… était techniquement peut être moins solide que son immédiat prédécesseur, les couleurs qu’elle obtenait du clavier étaient nettement moins standardisées. L’impression donnée dans Burning s’est confirmée dans le Trio : musicienne fine, à l’écoute de ses comparses, elle ne cherche jamais à dominer l’ensemble. Le public, qui lui a réservé un succès final, ne s’est pas trompé : le jury a été du même avis en lui décernant 4 prix, dont le « Prix Blanche Selva », le plus important.

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