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Schumann à deux, c’est encore mieux !

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Robert Schumann (1810-1856) : Trois Romances pour hautbois et piano op. 94 ; Trois Phantasiestücke pour clarinette et piano op. 73 ; Cinq Pièces dans le ton populaire pour violoncelle et piano op. 102 ; Märchenbilder pour alto et piano op. 115 ; Märchenerzählungen pour clarinette, alto et piano op. 132 ; Adagio et Allegro pour cor et piano op. 70 ; Sonates pour violon et piano op. 121, 105 et posth. François Leleux, hautbois ; Paul Meyer, clarinette ; Jean-Guihen Queyras, violoncelle ; Antoine Tamestit, alto ; Bruno Schneider, cor ; Gordon Nikolovitch, violon ; Eric Le Sage, piano. 2 CD Alpha 121. Code barre : 37600141911213. Enregistré à l’Heure bleue, Salle de musique, La Chaux-de-Fonds (Suisse) en août 2006 et au Studio Radio Zürich en septembre 2006. Notice bilingue en français et en anglais. Durées : 74’56’’et 70’12’’.

 

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Après un album en solo salué ici même, le pianiste Éric Le Sage poursuit son intégrale de la musique pour piano et de chambre de avec ici une grande majorité de duos pour piano et un autre instrument et également une série de pièces en trio.

Le premier CD de ce double album nous propose tout d’abord des pièces pour hautbois et piano, clarinette et piano, violoncelle et piano et alto et piano. À chaque fois, ce sont des ensembles de trois à cinq pièces aux atmosphères tantôt rêveuses, tantôt passionnées, tout à fait dans le caractère habituel de la musique de Schumann. Viennent ensuite trois pièces en trio pour clarinette, alto et piano dans lesquelles le rapport des forces est différent, étant donné que deux instruments mélodiques se partagent cette fois la vedette. Pour finir, deux pièces pour cor et piano achèvent cette première partie consacrée donc à des partitions à priori de moindre ambition que des sonates, mais qui se révèlent être de véritables petits bijoux. À chaque fois, Schumann soigne son accompagnement de piano et nous donne une véritable leçon d’écriture quant à la manière de soutenir l’instrument soliste tout en ayant quelque chose de valable à faire jouer à son accompagnateur.

Le second CD, quant à lui, nous donne les trois Sonates pour violon et piano qui sont sans doute d’une autre portée compositionnelle. Ici, tout est de très grande qualité avec peut-être une œuvre parmi les trois qui ressort plus que les autres : la Sonate op. 121, avec notamment un mouvement lent véritablement extraordinaire.

Au risque de répéter ce qui avait été écrit pour le volume précédent, cet album est magnifique et Éric le Sage (avec ses complices) a encore une fois frappé très fort au sein de la discographie schumanienne. À l’écoute, tous les choix esthétiques semblent évidents et on se demande pourquoi ils n’ont pas été adoptés plus tôt. Côté technique, il n’y a rien à dire car cette dernière se fait gentiment oublier : l’auditeur se concentre uniquement sur ce qu’il écoute et rien d’autre.

Le volume IV, c’est pour quand ?

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