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Vadim Gluzman, une très belle sonorité

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Luxembourg. Philharmonie. 07-IV-2008. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 61 ; Charles Ives (1874-1954) : The Unanswered Question ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Symphonie n°39 en mi bémol majeur, K. 543. Vadim Gluzman : violon ; Les Solistes Européens, direction : Jack Martin Händler.

Solistes Européens du Luxembourg

C’est un programme de choix qui nous était proposé ce soir à la Philharmonie avec en prime la venue, très attendue, de Vadim Gluzman. Dès l’introduction orchestrale du Concerto pour violon de Beethoven, semble physiquement investi dans la partition par l’expression intense de son visage et les rythmes qu’il donnait à son corps et à ses mains, comme s’il vivait lui-même la direction de l’orchestre.

Il joue sur le Stradivarius « ex-Leopold Auer », un instrument magnifique et extraordinaire auquel il donne une sonorité personnelle, tout à fait remarquable, très pure et mélodieuse. Son archet glissait et dansait sur son violon avec une fluidité étonnante. Il faisait réellement chanter et vocaliser son violon. Il a montré une technique brillante parfaitement maîtrisée, un très grand talent. Alors, pourquoi ce concerto qui exprime véritablement le côté lyrique de la personnalité musicale de Beethoven ne nous a-t-il pas apporté l’émotion que nous attendions ? L’accompagnement nous est apparu assez lent et plutôt froid, un peu en décalage avec la vitalité et la chaleur du soliste. C’était certes agréable à écouter mais on n’a pas vraiment ressenti l’intensité, le relief et le rythme espérés, comme si le soliste avait été freiné dans son enthousiasme musical.

a répondu aux applaudissements du public en jouant le très beau Prélude de la Sonate Pour Violon seul op. 27 de Eugène Ysaye, où seul sur scène, il a pu cette fois donner le meilleur de lui-même et nous démontrer toutes ses qualités de virtuose.

La seconde partie du concert proposait The Unanswered Question de Ives, donnée ici dans une lecture très abstraite. En conclusion, le chef et ses musiciens se lançaient dans une Symphonie n°39 de Mozart toute en puissance et en énergie, avec des accents graves, voire dramatiques. Heureusement, dans l’Allegro du Finale, grâce à une exécution un peu plus rapide bravant assurément la complexité du mouvement, on retrouvait la joie, l’allégresse et la vivacité, caractéristiques tellement typiques de la personnalité de Mozart.

Crédit Photographique : Vadim Gluzman © DR

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Luxembourg. Philharmonie. 07-IV-2008. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Concerto pour violon et orchestre en ré majeur, op. 61 ; Charles Ives (1874-1954) : The Unanswered Question ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Symphonie n°39 en mi bémol majeur, K. 543. Vadim Gluzman : violon ; Les Solistes Européens, direction : Jack Martin Händler.

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