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Heitor Villa-Lobos (1887-1959) : Symphonie n°10 « Amerindia » pour ténor, basse, chœur et orchestre. Lothar Odinuis, ténor ; Henryk Böhm, baryton ; Jürgen Linn, baryton-basse ; Membres du Staatsopernchor de Stuttgart, SWR Vokalensemble Stuttgart ; Orchestre symphonique de la Radio SWR de Stuttgart, direction : Carl St Clair. 1 CD CPO. Référence : 999 786-2. Code barre : 7 61203 97862. Notice de présentation en allemand, anglais et français. Enregistré entre novembre et décembre 1999. Durée : 73’30

 

Progressivement le label allemand CPO construit une intégrale des symphonies de Villa-Lobos sous la houlette du chef américain à la tête de l’orchestre de la radio de Stuttgart, l’actuelle phalange du bouillant Roger Norrington. Belle flexibilité pour cette phalange qui passe aisément des interprétations authentiques de Beethoven et Brahms aux teintes colorées des rythmes brésiliens !

Homme de tous les records avec ses 17 quatuors à cordes et ses innombrables pièces pour guitare, Villa-Lobos est l’auteur d’un vaste corpus de douze symphonies écrites entre 1916 et 1920. Ces partitions reflètent les différentes périodes créatrices et les évolutions du langage d’un compositeur inclassable mais aussi inégal.

La Symphonie n°10 est de loin, la plus vaste, de cette somme et la plus ambitieuse par sa forme et son fond. Cette « symphonie amérindienne avec chœur » est inspirée du poème Beata Virgine (1563) du père José de Anchieta, un missionnaire jésuite. Ecrite pour le quatre centième anniversaire de la ville de São Paolo, elle fut créée à Paris par le compositeur à la tête de l’Orchestre de la radio. Sa vaste nomenclature instrumentale requiert : un grand orchestre symphonique, un orgue, un chœur mixte et trois solistes vocaux. Le texte alterne la langue indienne tupi, le latin et le portugais alors que le langage musical réutilise les thèmes pentatoniques associés aux Indiens, les chants liturgiques et le plain chant. De plus de soixante dix minutes, cette partition, sans être un chef-d’œuvre inoubliable, est certainement l’une des meilleures symphonies de son auteur et offre un plaisant dépaysement musical.

La direction, très compétente, narrative et précise du chef rend pleinement justice à la richesse harmonique et mélodique de cette pièce. Les forces instrumentales et vocales sont au diapason pour livrer une interprétation dynamique et pugnace. Techniquement quasi idéale, ce disque (curieusement enregistré en 1999 !) efface sans peine, les deux autres versions récentes : celle de Gisèle Ben Dor et du très modeste Orchestre de Santa Barbara (Koch) et celle de l’Orchestre de Tenerife conduit par Victor Pablo Perez pour Harmonia Mundi. Après l’excellent premier volume des choros pour Bis, cette réussite CPO confirme le regain d’intérêt européen pour ce créateur fascinant.

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Heitor Villa-Lobos (1887-1959) : Symphonie n°10 « Amerindia » pour ténor, basse, chœur et orchestre. Lothar Odinuis, ténor ; Henryk Böhm, baryton ; Jürgen Linn, baryton-basse ; Membres du Staatsopernchor de Stuttgart, SWR Vokalensemble Stuttgart ; Orchestre symphonique de la Radio SWR de Stuttgart, direction : Carl St Clair. 1 CD CPO. Référence : 999 786-2. Code barre : 7 61203 97862. Notice de présentation en allemand, anglais et français. Enregistré entre novembre et décembre 1999. Durée : 73’30

 
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