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Serge Lifar, conducteur de ses muses

À emporter, Danse , DVD, DVD Danse

Collection « Étoiles pour l’exemple » numéro 5. Documentaire : Serge Lifar Musagète. Réalisation : Dominique Delouche. Extras : interview du réalisateur, L’adage (14 minutes), le Spectre de la Danse (21 minutes). Versions française et anglaise. 1 DVD Doriane Films. Toutes zones. Durée : 130 minutes.

 

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a compacté dans ce DVD consacré à un florilège d’extraits que l’on pouvait trouver, entièrement ou en partie dans les précédentes éditions de la collection Étoiles pour l’exemple. Il en résulte un film finalement assez court , mais qui condense toutes les possibilités de transmission : du maître (pas très loin de son passé de danseur) à l’élève (aguerri et Étoile), du grand maître (vraiment loin de son passé de danseur) au très jeune élève (encore étudiant à l’école de danse), et la vidéo (qu’elle soit d’époque, montrant le Lifar triomphant, ou plus contemporaine, avec une Guérin splendide par exemple). Une belle partie du répertoire est exploré, avec du classique, et du moins classique, avec Chauviré, Vyroubova, Atanassof, Bessy. En somme, tout l’Opéra de Paris depuis plus d’un demi siècle.

Celui qui connaît les précédents DVD montrera alors beaucoup d’intérêt pour les bonus : une entrevue avec , émouvante et resituant dans le contexte ce qu’a pu être Lifar en son temps, et deux courts métrages explicités judicieusement par le réalisateur : pour l’Adage, on y démontre le rapprochement entre les romantismes allemand et français, musical, littéraire et plus globalement l’importance de ce courant européen sans précédent. Le Spectre de la danse déroule la fécondité de la composition chorégraphique de Lifar, et une surprenante captation d’un adage sur le parvis du Palais Garnier, de nuit.

Pour l’homme et l’artiste qu’était , cet hommage est modeste par son retentissement médiatique, mais indispensable. C’est aux maisons dans lesquelles il a travaillé qui devraient aujourd’hui lui être reconnaissantes, au moins autant que l’Opéra de Paris est reconnaissant de l’apport de Noureev. Les deux orientaux (enfin, que l’on entende bien la relativité de l’Orient par rapport à la France…) sont bien ceux qui sont parvenus à rendre la vie à l’activité moribonde de la danse à des époques pas toujours très glorieuses pour la France.

Cette ingrate patrie d’adoption est le berceau de ceux qui créent. Mais elle s’impose un corollaire inique et souvent injustifié : elle ne perpétue pas.

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