Sous le signe de l’efficacité…

À emporter, CD, Musique symphonique

Antonín Dvořák (1841-1904) : Variations symphoniques, Op. 78 ; Symphonie n°9 en mi mineur, Op. 95 « symphonie du Nouveau Monde ». Baltimore Symphony Orchestra, direction : Marin Alsop. 1 CD NAXOS. Référence 8. 570714. Code barre : 7 47313 07147. Enregistré en juin 2007 à Baltimore. Notice de présentation en : anglais et allemand. Durée : 64 : 44.

 

Elève de Leonard Bernstein, mène une carrière qui la conduit à la tête des plus grands orchestres du monde. Le label Naxos lui offre l’opportunité d’enregistrer le grand répertoire avec les deux orchestres auprès desquels elle assure une fonction de direction musicale : l’orchestre anglais de Bournemouth et l’orchestre étasunien de Baltimore que l’on a connu très brillant sous la conduite de David Zinman. Avec cette dernière phalange, nous propose le premier de trois galettes dédiées à . Bien naturellement, c’est avec la « symphonie du Nouveau Monde » que commence ce périple.

Pour faire simple, la chef présente un Dvořák très américain, c’est à dire : direct et efficace avec l’appui d’une formation très au point techniquement à défaut de proposer une véritable personnalité. Son Dvořák est conquérant, assez sanguin, dans la droite ligne du premier essai de Leonard Bernstein avec la philharmonie de New York (Sony), mais sans la danse extatique créée par son illustre maître. Tout est parfait donc, mais on sent un petit manque de vécu et d’abandon dans le sublime « largo » et une carence de transe dans le « molto vivace ».

Dans les Variations symphoniques qui complètent cet album, la concurrence est moins féroce, mais l’approche de est identique. Là, c’est le parfum des bois de Bohème que l’on attend, en vain.

Dans l’absolu, ce disque, bien enregistré, est un beau produit. A prix Naxos, c’est même une belle affaire, mais, dans un tel contexte discographique, il peine quelque peu à s’imposer. On fidélisera les nombreuses versions mentionnées dans notre discographie de l’œuvre. Quant aux Variations symphoniques, on ira chercher chez Kubelik (DGG), les ambres des bois tchèques.

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