François-René Duchâble, concert épistolaire à Lambesc

Festivals, La Scène, Musique de chambre et récital

Lambesc, Château D’Ayguebelle. 07–IX–2008. Frédéric Chopin (1810–1849) : Ballade n°1 op. 23 en sol mineur ; Nocturne op. 48 n°1 en ut mineur ; Étude op. 10 n°12 ; Nocturne op. 27 n°1 en ut dièse mineur ; Ballade n°4 en la bémol majeur. Ludwig van Beethoven (1770–1827) : Final de la Sonate au clair de lune op. 27 n°2 en ut dièse mineur ; 2ème mouvement de la Sonate op. 13 en ut mineur dite « pathétique ». Claude Debussy (1862–1918) : L’Isle Joyeuse. Franz Liszt (1811–1886) : Paraphrase de concert d’après Rigoletto de Verdi ; Wallhall ; Paraphrase de concert d’après la Tétralogie de Wagner. Hector Berlioz (1803–1869) : Marche au supplice extraite de la Symphonie Fantastique (transcription de Liszt). Robert Schumann (1810 – 1856) : Au soir, extrait des Fantasiestücke op. 12. François-René Duchâble, piano. Alain Carré, récitant.


Les habitants de Lambesc, petite commune des Bouches-du-Rhône située non loin d’Aix-en-Provence, ont eu bien de la chance. Ils ont pu bénéficier d’un concert de très haute tenue artistique dans leur ville, pourtant dépourvue de véritable salle idoine. La recette en a été finalement assez simple : prenez un directeur de l’école de musique municipale ayant parmi ses amis un pianiste de renom international pas bégueule, ajoutez une municipalité prête à soutenir le projet et complétez avec des particuliers disposés à très gentiment prêter leur demeure – vaste est belle – pour que le concert ait lieu, et c’est tout et c’est ce qui s’est passé.

Il ne s’agissait pas d’un concert ordinaire mais d’extraits de textes de Berlioz lus par et illustrés au piano par . Les textes choisis sont tous plein d’humour et parcourent rapidement la vie et la carrière de notre compositeur romantique national. Quant aux œuvres musicales elles-mêmes, leur choix correspond parfaitement aux textes venant d’être lus et les transitions entre les uns et les autres se réalisent sans aucun heurt et tout se passe en souplesse.

Le jeu de est assez impressionnant : on peut dire qu’il ne joue pas magnifiquement du piano mais qu’il se joue magnifiquement du piano. Non seulement, ce musicien a une parfaite intelligence du texte mais il possède en plus un toucher extraordinaire de clarté et de netteté et, ce qui ne gâche rien, est capable de doser les forces qu’il demande à son instrument en fonction du répertoire choisi : Duchâble ne joue pas Beethoven comme il joue Liszt. A l’entendre dans les œuvres du premier, on croirait presque entendre un pianoforte tandis que le second bénéficie de toute la puissance des instruments modernes. Ce fut une véritable leçon d’interprétation.

Pas une fausse note dans ce magnifique récital ; d’ailleurs les seuls canards entendus ont été ceux de la mare voisine qui se sont faits assez discrets en définitive et n’ont pas été trop perturbateurs.

Crédit photographique : DR

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