Shannon Lee : des notes, des notes, oui mais qu’est-ce qu’on s’ennuie !

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Henri Wienawski (1835¬-1880) : Scherzo-Tarantelle op. 16. Fritz Kreisler (1875-1962) : Tambourin chinois op. 3  ; Recitativo and Scherzo op. 6. Claude Debussy (1862-1918) : Beau Soir (arrangement de Jascha Heifetz). Edward Elgar (1857-1934) : Salut d’amour op. 12. Alexandre Scriabine (1818-1897) : Étude pour les tierces op. 10 (arrangement de Joseph Szigeti). Johannes Brahms (1833-1897) : Sonatensatz ; Tommaso Vitali (1665-1717), Chaconne en sol mineur (arrangement de Léopold Charlier) ; Carl Engel (1883-1944) ; Sea-Shell (arrangement de Efrem Zimbalist). Frédéric Chopin (1810-1849) : Nocturne en do dièse mineur op. posthume (arrangement de Nathan Milstein), Nikolai Rimski-Korsakov (1844-1908), Le vol du bourdon (arrangement de Jascha Heifetz). Heinrich Wilhelm Ernst (1814-1897) : La Ronde des Lutins op. 25. Shannon Lee, violon ; Paméla Mia Paul, piano. 1 CD Telarc CD-80695. Code-barre 089408069529. Enregistré en avril 2007 au Studio Skylwalker Sound à Nicasio (Californie), Notice en anglais. Durée : 55’20’’

 

Essayez pour voir : tapez «  » dans la petite fenêtre de votre moteur de recherche favori et vous tomberez sur…  ! Élémentaire, mon cher Watson sauf que vous apprendrez alors qu’il s’agit de la propre fille de Bruce Lee, plus adroit de son vivant en Kung Fu qu’en musique, vous en conviendrez. Véridique ? Véridique ! Ce n’est alors sans doute pas la bonne personne. Plus loin, vous trouverez une deuxième qui est bien musicienne mais qui, au lieu de jouer du violon, chante du country ; pas de chance, ce n’est toujours pas la nôtre. Pour finir – si on passe les dizaines d’homonymes moins célèbres existant de par le monde notre à nous (et à personne d’autre !) est canadienne et voit sa carrière décoller très sérieusement depuis trois-quatre ans.

La jeune demoiselle débute ainsi sa discographie chez Telarc, maison réputée, avec un album de pièces pour violon ayant toutes comme point commun d’avoir été marquées par la patte d’un de ses grands prédécesseurs : Kreisler, Heifetz, Szigeti, Milstein, Francescatti. Ces virtuoses ont soit composé eux-mêmes les œuvres qui nous données à entendre, soit commis des arrangements de partitions d’autres compositeurs, avec plus ou moins (plutôt moins que plus) de bon goût. D’accord, ça joue vite, ça joue bien, bref, ça impressionne son auditeur. Mais cela peut agacer l’amateur de virtuosité une des composantes essentielles de la musique, il ne faut pas l’oublier qui recherche également dans ce qu’il est amené à écouter un intérêt plus musical et intellectuel, que sportif et digital.

Alors oui, Shannon Lee joue très bien, parfaitement bien, excellemment bien. Sa sonorité est intéressante, ample, vivante mais avec cet album, elle nous a seulement prouvé qu’elle savait jouer de grandes quantités de notes dans un laps de temps extraordinairement court.

Nous entendrons peut-être enfin de la vraie musique dans son prochain disque, sait-on jamais. C’est un des vœux pieux que nous pourrions émettre pour 2009.

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