Acide

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Joseph Haydn (1732-1809) : Acide, Festa teatrale, Hob. XXVIII : 1. Bernard Richter, Acide ; Raffaella Milanesi, Galatea ; Jennifer O’Loughlin, Glauce ; Ivan Paley, Polifemo et Nettuno ; Adrineh Simonian, Tetide. Haydn Sinfonietta Wien, direction : Manfred Huss. 1 SACD Bis. Référence 1812. Code barre : 7 318599 918129. Enregistré en mai 2008 à Straden (Autriche). Notice de présentation en anglais, français et allemand. Texte chanté en Italien (traduction en anglais). Durée : 69’33

 

Premier opéra italien de Haydn, Acide a été composé à l’occasion du mariage du fils aîné du prince Nikolaus Esthérazy. Suite aux cérémonies de mariage à Vienne et Eisenstadt, domicile de l’employeur de Haydn, un divertissement fut donné. Acide fut alors créé, le 11 janvier 1763. Après le banquet offret en l’honneur des mariés, les invités furent invités à prendre place pour cette «azion teatrale» donnée dans des décors et costumes réalisés par l’Opéra de la Cour de Vienne.

Haydn se référa à un genre alors très prisé : la «festa» ou «l’azion teatrale». Cette forme d’opéra italien, assez secondaire, répondait aux exigences des cérémonies et occasions exceptionnelles. L’histoire tirée le plus souvent de la mythologie classique était traditionnellement traitée en un acte et le sujet se devait d’être moralisateur pour l’auditoire !

Le livret, œuvre de Giovanni Ambrogio Migliavacca, un élève de Métastase, s’inspira de la fable du cyclope Polyphème chantée par le poète grec Philoxène puis reprise par Ovide dans ses Métamorphoses. L’histoire devient donc, sous la plume du librettiste, une variante des amours d’Acis et Galatée victimes des agissements du géant Polyphème. Avec la transformation d’Acis en fleuve inépuisable, l’opéra traite donc de la supériorité de l’amour qui l’emporte sur la mort…Belle moralité pour une célébration de mariage….

Devant les lacunes de la partition, quatre arias et la plupart des récitatifs ont disparu, le chef d’orchestre Manfred Huss a réalisé un beau travail de reconstitution. Il a incorporé deux mouvements de la symphonie n°12 pour servir d’entracte et a adjoint trois numéros composés pour une reprise avortée (1773) de la partition.

L’enregistrement est porté par la direction du chef d’orchestre Manfred Huss qui dirige une formation riche en saveurs et en couleurs. L’attention dramatique et la maîtrise du style «classique» transcendent certaines relatives faiblesses de la musique. La valeureuse équipe de chanteur s’acquitte de sa tache avec compétence.

Un beau disque quoi apporte un complément de valeur à la discographie de Haydn et à notre connaissance de ses œuvres.

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