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Pierre Cochereau : le mythe de l’improvisation

À emporter, CD, Musique de chambre et récital

Hommage à Cochereau : David Briggs à l’orgue de Roquevaire : Improvisation sur « Alouette, gentille alouette », Thierry Escaich à l’orgue de Saint-Roch à Paris : Suite improvisée en cinq mouvements, Loïc Maillé à l’orgue du CNSMD de Lyon : Suite improvisée en quatre mouvements sur le nom de Pierre Cochereau, George C. Baker à l’orgue de Saint-Sulpice à Paris : Ricercar sur « Viens sauveur de païens », Berceuse-paraphrase, Toccata-gigue sur le « Sussex carol ». 1 CD FY & Solstice SOCD 252, code barre 3279792522039, enregistré en octobre et décembre 2008, février 2009, livret bilingue français/anglais. Durée totale : 71’25’’.

 

Vingt cinq ans déjà que disparaissait , brutalement, durant un week-end de mars 1984. Son souvenir, sa présence même parmi nous demeurent intacts. Régulièrement divers hommages lui sont rendus, au travers de concerts, d’improvisations transcrites en partitions et interprétées, de congrès, ou de disques régulièrement publiés. Le présent enregistrement réuni quatre artistes qui ont connu de près ou de loin Cochereau.

David Briggs qui ouvre le CD est anglais, organiste à Gloucester, il vit actuellement à Boston aux USA. Il n’a pas connu directement , mais s’est imprégné de sa musique pendant plus de trente ans, en transcrivant patiemment sur le papier ses improvisations laissées sur des microsillons. Il reprend ici le thème de l’alouette, déjà improvisé dans les années 70 sur un fameux disque intitulé «l’extraordinaire Pierre Cochereau». Longue intervention de presque 17 minutes, dans le pur esprit de son modèle : il s’agit d’une suite de variations enchaînées, utilisant toutes les inspirations chères à Cochereau. L’orgue de Roquevaire, issu de l’orgue privé du maître, se prête à merveille à ce brio de timbres et de rythmes : plage extraordinaire qui évoque à merveille ce que furent les grandes improvisations à Notre-Dame de Paris.

lui non plus n’a pas connu directement Cochereau, mais lui rend hommage ici en jouant sur l’orgue de Saint-Roch à Paris, qui fut sa première tribune, avant Notre-Dame. Le langage est très personnel, reconnaissable par sa grande liberté, à la croisée des chemins entre improvisation et composition. Divers mouvements se succèdent, spontanés comme les jaillissements de l’orgue de Notre-Dame.

Loïc Maillé, professeur à Lyon, a par contre bien connu Pierre Cochereau lorsque celui-ci était directeur du conservatoire. Son hommage repose sur l’utilisation du thème constitué par les lettres du nom de Cochereau et l’utilisation de l’orgue du conservatoire de Lyon. Ici aussi, langage très personnel, faisant fonctionner à plein notre imaginaire. Un exemple parfait de ce que la personnalité de Cochereau à pu inspirer de différent au niveau de ses successeurs.

Le dernier organiste est américain : , il est le seul des quatre organistes ici présents à avoir été véritablement l’élève de Cochereau. Il en parle avec beaucoup de douceur et d’amitié : c’est le seul aussi à jouer des pièces composées en hommage à son maître. Il nous les offre sur l’imposant orgue de Saint-Sulpice à Paris, frère de celui de Notre-Dame. Il évoque ici où là quelques thèmes déjà utilisés, avec sobriété, pudeur, et complicité envers celui qui l’avait accueilli comme un fils durant ses études en France.

Remercions Yvette et François Carbou, de nous offrir encore une pépite d’or, à la suite de tant de parutions qui a chaque fois ont été de véritables évènements. Encore une belle pierre pour Pierre, pour nous et les générations futures.

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