Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Karen Kochafian & Iris Torossian, violon et harpe

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Paris. Sainte-Chapelle. 27-IV-2009. Vartabet Komitas (1869-1935) : Lorig ; Choger Jan ; Tchinar es ; Kélé Kélé. Claude Debussy ( 1862-1918) : En Bateau ; Valse romantique pour harpe. Camille Saint Saëns (1835-1921) : Le cygne. Romanos Melikian ( 1883-1935) : Ardoudi. Alexandre Spendiarian ( 1871-1928) : Aï Vart. Aran Khachaturian (1903- 1978) : Danse des jeunes filles ; Berseuse ; Ouzoum Dara : Danse d’Aïché. Maurice Ravel (1875-1937) : Pavane pour une infante défunte. Gabriel Fauré (1845-1924) : Berceuse. Barsegh Gantchian (1885-1967) : Oror. Jules Massenet (1842-1912) : Méditation. Karen Khochafian, violon ; Iris Torossian, harpe.


Il est peu fréquent d’entendre un duo pour violon et harpe : aussi, ce programme alléchant (mariant les compositions françaises et arméniennes de la fin du XIXe siècle et du début du XXe) nous a permis d’entendre des pièces inconnues – ou peu jouées -, mais aussi d’apprécier (par la magie des arrangements) ou de reconnaître des œuvres qui sont chères à nos oreilles. Tous ces compositeurs sont les témoins d’une période tumultueuse qui a changé la civilisation occidentale, pour la faire basculer dans le rythme de l’ère industrielle que nous n’avons pas encore tout à fait digéré. Alors, se replonger dans ces instants de créations artistiques pures nous fait aussi réfléchir sur le message que chacun a, peut-être, voulu donner en tant que visionnaire de notre temps moderne.

Ainsi le premier hommage rendu (par ces cinq premières mélodies de Komitas) se fit dans une écoute attentive et presque religieuse, en ce lieu inspiré qu’est la Sainte Chapelle. L’archet léger et sur de Karen Khochafian s’est immédiatement adapté à l’acoustique difficile d’une salle où les compositions sous les thèmes de l’apaisement et des berceuses étaient de mise. En alternance nous avons aussi entendu d’autres compositeurs que seul l’esprit familier ou d’attachement artistique à l’orient aurait reconnus, mais qui firent leur effet sur le public entier.

Les œuvres françaises ont été proposées en alternance et ont permis à l’auditoire de rester en état de sérénité. En Bateau de Claude Debussy, ou encore Le cygne de Camille Saint Saëns. La surprise fort agréable et bienvenue fut surtout la pièce de Maurice Ravel, Pavane pour une infante défunte, qui nous a permis d’entendre des harmoniques et des nuances que seuls les pianistes savent apprécier. nous a offert de façon tout aussi investie en soliste La berceuse de Aram Khachaturian et la transcription de Lily Laskine de la Valse romantique pour harpe de Claude Debussy. Ce duo inattendu a ravi notre ouie et saura aussi vous surprendre par le disque «Aurore» chez Loreley qui fait exister ce duo.

Vous pourrez entendre cette alchimie musicale toujours à la Sainte Chapelle durant toute l’année 2009 : les 26 et 28 juin, 3 juillet, 15, 18 et 22 septembre à 20h30.

Crédit photographique : R. Kasparian

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Paris. Sainte-Chapelle. 27-IV-2009. Vartabet Komitas (1869-1935) : Lorig ; Choger Jan ; Tchinar es ; Kélé Kélé. Claude Debussy ( 1862-1918) : En Bateau ; Valse romantique pour harpe. Camille Saint Saëns (1835-1921) : Le cygne. Romanos Melikian ( 1883-1935) : Ardoudi. Alexandre Spendiarian ( 1871-1928) : Aï Vart. Aran Khachaturian (1903- 1978) : Danse des jeunes filles ; Berseuse ; Ouzoum Dara : Danse d’Aïché. Maurice Ravel (1875-1937) : Pavane pour une infante défunte. Gabriel Fauré (1845-1924) : Berceuse. Barsegh Gantchian (1885-1967) : Oror. Jules Massenet (1842-1912) : Méditation. Karen Khochafian, violon ; Iris Torossian, harpe.

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