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Haydn d’écoles par George Szell et Bruno Weil

À emporter, Actus Prod, CD, Musique symphonique

Joseph Haydn (1732-1809) : symphonie en ré mineur, Hob. I : 93 ; symphonie en sol majeur « la surprise », Hob. I : 94 ; symphonie en do majeur, Hob. I : 95 ; symphonie en ré majeur «le Miracle », Hob. I : 96 ; symphonie en do majeur, Hob. I : 97 ; symphonie en mi bémol majeur, Hob. I : 98. The Cleveland Orchestra, direction : George Szell. 2 CD Sony Classical. Référence et code barre : 88697489042. Enregistré entre 1967 et 1969 à Cleveland. Durée : 138’37’’.

 

L’année Haydn voit de nombreuses célébrations discographiques, Sony qui possède un fond de catalogue des plus impressionnants, remet en coffrets économiques différents de ses trésors. Deux écoles d’interprétations, deux époques différentes mais des résultats excellents sont au programme de ces coffrets dirigés par et .

Le style n’est pas une question d’époque. Bien plus que Klemperer et Beecham, autres grands anciens qui pratiquaient Haydn en concert et en studio, George Szell s’est toujours révélé une valeur sure dans les pièces du compositeur. Le chef commença à diriger ces partitions dès ses années pragoises dans la décennie 1930. Il utilisait les éditions les plus modernes en termes de respect musicologique comme celle d’H. C Robbins et était en contact régulier avec ce musicologue alors réputé.

Dès lors, le chef sait conjuguer en trait relativement sec (le pur style Szell) avec un creusement des phrasés, qui font de ces interprétations un modèle du genre dans le sens d’une certaine interprétation classique par opposition à la fouge débridée des versions «authentiques». Ainsi, les «andante» s’écoulent avec un art du cantabile qui respire et avance ; les menuets dansent avec la force bourrue des paysans des contrées centrales de l’Empire d’Autriche. Le chef obtient un maximum de résultats, d’inflexions et de nuances avec un minimum d’effets. La machine Cleveland, réglée au millimètre, sait pourtant propager des teintes très «Mitteleuropa» parfaitement adéquates. Une grande référence interprétative et historique.

(1732-1809) : symphonies en do majeur, Hob/ I : 41 ; symphonie en ré majeur, Hob. I : 42 ; symphonie en mi majeur, «Mercure», Hob. I : 43 ; symphonie en mi mineur, «funèbre», Hob. I : 51 ; symphonie en do mineur, Hob. I : 52  ; symphonie en fa mineur, Hob. I : 45 ; symphonie en si majeur, Hob. I : 46 ; symphonie en sol majeur, Hob. I : 47 ; symphonie en do majeur, Hob. I : 50 ; symphonie en la majeur «Tempora Mutantur », Hob. I : 64 ; symphonie en la majeur, Hob. I : 65 ; intégrale des symphonies parisiennes : symphonie en do majeur, «l’Ours», Hob. I : 82 ; symphonie en sol mineur, «La poule», Hob. I : 83 «La Poule»  ; symphonie en mi majeur, Hob. I : 84 ; symphonie en mi majeur, Hob. I : 85»La Reine» ; symphonie en ré majeur, Hob. I : 86 ; symphonie en la majeur, Hob. I : 87 : symphonie en sol majeur, Hob. I : 88 ; symphonie en fa majeur, Hob. I : 89 ; symphonie en do majeur, Hob. I : 90. Tafelmusik, direction : . 1 coffret de 7 CD Sony «Vivarte», Référence et code barre : 88697480442. Enregistré entre 1992 et 1995. Pas de notice de présentation. Durée 7h31’23″.

Changement de registre et de style avec les 21 symphonies de Haydn enregistrées au cours des années 1990 par Bruno Weil et sa Tafelmusik canadienne, pour la collection Vivarte de Sony. Curieusement cette somme était passée inaperçue parmi les innombrables nouveautés des années d’or du disque classique. Pourtant, acérées, pugnaces et dansantes, ces prises composent un Haydn truculent à l’énergie jubilatoire. Les instrumentistes semblent chanter et danser sous une direction alerte et précise. Le chef parvient à créer des ambiances différentes pour chaque symphonie.

Au cœur de cette sélection, on découvre une intégrale exceptionnelle des symphonies «parisiennes» caractérisées par le panache et l’humour. Ainsi la symphonie «l’ours» pulse et chaloupe avec une énergie conquérante mais débonnaire. On est loin ici d’un Haydn trop agité de certains chefs contemporains à l’énergie peu canalisée.

La prise de son nette et précise restitue toutes les couleurs d’un orchestre mené par des musiciens de haute lignée, parmi lesquels on reconnaît des «pointures» comme Jeanne Lamon, à la tête des premiers violons, ou Ab Koster au cor.

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