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Brahms par Vadim Repin et Truls Mørk : on double la mise !

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Johannes Brahms. (1833-1897). Concerto pour violon et orchestre en ré majeur op. 77. Concerto pour violon, violoncelle et orchestre en la mineur, op. 102. Vadim Repin, violon ; Truls Mørk, violoncelle. Orchestre du Gewandhaus de Leipzig : direction, Riccardo Chailly. 1 CD Deutsche Grammophon. Référence et code-barre : 289477747809. Notice trilingue (allemand, anglais, français). Enregistré au Gewandhaus de Leipzig en 2009. Durée : 72’59’’.

 

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La médiatisation du marché discographique met en concurrence, plus ou moins directe, les violonistes Maxim Vengerov et . Plus discret, ce dernier fait partie de ces solistes charismatiques, dont l’élégance de jeu est réservée à ceux qui sont touchés par la grâce. Son interprétation du Concerto pour violon en ré majeur semble d’une rare aisance. L’intensité est là ; le discours, d’une précision et d’une finesse d’orfèvre ! Le vibrato est mesuré, avec un orchestre qui suit son «capitaine», sur l’océan symphonique, le vent en poupe.

préfère nous donner la cadence de Jasha Heifetz à celle de Joseph Joachim, habituellement interprétée. Le final résonne telle l’arrivée au port, majestueuse comme un accomplissement de la complicité entre l’orchestre et son chef, qui jouent avec ce soliste depuis plus de dix ans. Enregistré dans la salle de concert où fut créée cette partition, il y a deux cents ans, le Concerto pour violon en ré majeur est un vrai clin d’œil !

Dans le Concerto pour violon, violoncelle et orchestre, devient, pour notre plus grand plaisir, le compère de Vadim Repin. C’est en parfaite harmonie que cette pièce maîtresse nous est proposée, comme si la complicité de ce rendez-vous permettait d’extérioriser la fameuse «retenue» des solistes face à l’orchestre et son chef : il y règne assurément une émotion partagée. Une rencontre soyeuse et dynamique, qui coule de source ! Une connivence impensable sans la baguette experte de , qui donne une dimension inédite à son orchestre en osmose avec les solistes.

Brahms aurait pu écrire ce Concerto pour violon et violoncelle dans une formation plus restreinte, mais il préféra faire de l’orchestre un véritable partenaire, ne le réduisant pas à un rôle de soutien organique. Une grande finesse émane de cette version vivante et contemporaine, sans pour autant aplanir les accents incisifs de la partition. La magie est totale : une prise de son remarquable nous procure alors l’envie – bien réelle – de partager, au concert, ce moment intense.

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Johannes Brahms. (1833-1897). Concerto pour violon et orchestre en ré majeur op. 77. Concerto pour violon, violoncelle et orchestre en la mineur, op. 102. Vadim Repin, violon ; Truls Mørk, violoncelle. Orchestre du Gewandhaus de Leipzig : direction, Riccardo Chailly. 1 CD Deutsche Grammophon. Référence et code-barre : 289477747809. Notice trilingue (allemand, anglais, français). Enregistré au Gewandhaus de Leipzig en 2009. Durée : 72’59’’.

 
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