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Edouard Lalo (1823-1892) : Concerto pour violon et orchestre op. 20 ; Fantaisie norvégienne ; Symphonie Espagnole op. 21. Jean-Jacques Kantorow, violon ; Orquestra de la ciudad de Granada, direction : Kees Bakels. 1 CD BIS Records. Code barre : 7 318590 016800. Notice trilingue (anglais, français, allemand). Enregistré en décembre 2007 à Grenade. Durée : 69’39

 

Ce disque offre un bel et intelligent programme dédié aux compositions concertantes pour violon d’Edouard Lalo. Les trois pièces présentes sur cet album dont la célébrissime Symphonie espagnole, ont toutes pour point commun le violoniste Pablo de Sarasate. Installé à Paris depuis l’âge de 17 ans, le virtuose fréquentait la crème des compositeurs parisiens d’alors qui lui écrivaient des partitions. Sarasate rencontra Lalo en 1873 qui lui composa aussitôt un concerto pour violon. Peu connue, cette partition est pourtant importante dans l’œuvre du compositeur car c’est grâce à elle qu’il rencontra, pour la première fois, un succès public et critique en tant que compositeur.

En trois mouvements, cette belle pièce a fière allure avec son mélange de virtuosité jamais gratuite et de séduction mélodique. Composée, en 1874, la Symphonie espagnole reste «le» tube du compositeur et un chef d’œuvre de la littérature pour violon que Sarasate exporta à travers l’Europe. Voyage à travers le Vieux continent pour terminer avec la Fantaisie norvégienne. Fruit de l’influence de Grieg et de la présence à Paris du compositeur Johan Svendsen auteur des Rhapsodies norvégiennes, cette pièce est un brillant modèle réduit de concertos (un peu moins d’un quart d’heure) brillant et relevé qui séduisit l’auditoire.

se tire admirablement de ces partitions. Très juste stylistiquement, il joue le côté fin et sensible de cette musique en excluant le pittoresque ou le gratuitement virtuose et démonstratif. Dans la Symphonie espagnole, il existe certes d’autres références, mais l’exactitude du ton et l’attention que porte le chef au dialogue avec le soliste dépasse de nombreuses versions de grands violonistes très mal accompagnés par des chefs à la battue de plomb. Au fond, depuis Arthur Grumiaux et Manuel Rosenthal (Philips), on n’a pas entendu entente musicale aussi parfaite. Dans le reste du programme, l’équipe franco-espagnole fait jeu égal avec l’autre belle interprétation d’Olivier Charlier et Yan-Pascal Tortelier (Chandos). Encore presque inconnu au bataillon des orchestres, l’Orchestre de la ville de Grenade s’affirme comme une phalange disciplinée et engagée sous la direction experte de qui passe avec brio du répertoire russe aux pièces françaises. On attend maintenant un autre disque avec le Concerto russe, pour violon et orchestre, afin de boucler cette anthologie concertante de Lalo.

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Edouard Lalo (1823-1892) : Concerto pour violon et orchestre op. 20 ; Fantaisie norvégienne ; Symphonie Espagnole op. 21. Jean-Jacques Kantorow, violon ; Orquestra de la ciudad de Granada, direction : Kees Bakels. 1 CD BIS Records. Code barre : 7 318590 016800. Notice trilingue (anglais, français, allemand). Enregistré en décembre 2007 à Grenade. Durée : 69’39

 
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