Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Lorenzo Gatto, un jeune talent qui a du potentiel…

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Luxembourg, Château de Bourglinster. 11-X-2009. Bohuslav Martinů (1890-1959) : 5 Madrigaux Stanzas pour violon et piano, H. 297. Vasilije Mokranjac (1923-1984) : Sonate pour violon et piano en sol mineur. Béla Bartók (1881-1945) : Danses populaires roumaines pour violon et piano. George Enesco (1881-1955) : Sonate n°3 pour violon et piano «dans le caractère populaire roumain». Lorenzo Gatto, violon ; Miloš Popović;, piano.

Les répertoires peu entendus sont toujours intéressants à écouter dans les concerts. , 23 ans, a reçu en mai dernier le 2ème prix du prestigieux Concours Musical International Reine Elisabeth 2009. Pour cette raison, il était invité au château de Bourglinster, dans le cadre des «Concerts de Bourglinster, Festival 2009» Accompagné du pianiste , 24 ans, il nous a présenté des œuvres originales de compositeurs du XXème siècle. Une démarche intelligente, courageuse et audacieuse. Les 5 Madrigaux Stanzas, œuvre dédiée par son compositeur à Albert Einstein, furent joués avec un réel souci de clarté. Il y avait un bon équilibre, une parfaite harmonie entre les deux jeunes musiciens qui échangèrent souvent des regards complices. Les rythmes étaient bien placés. Le jeune violoniste très à l’aise sur scène, confia au public qu’il jouait la Sonate de pour la deuxième fois seulement. La puissante présence du piano accentua l’aspect dramatique, l’introversion, toute l’angoisse du compositeur serbe. Les deux jeunes musiciens ont transmis à cette œuvre difficile l’émotion attendue.

avait présenté la Sonate n°3 de George Enesco lors du Concours Reine Elisabeth. Il nous a montré qu’il gérait bien cette œuvre difficile.

Comme bis, ils nous ont offert le très beau 2ème mouvement de la Sonate pour violon et piano n°3 en do mineur op. 45 de Edvard Grieg et un vibrant Csárdás de Vittorio Monti. Lorenzo Gatto est capable de donner à son violon, un J. B. Vuillaume une belle sonorité avec d’agréables passages mais aussi avec quelques surprenantes limites dans les aigus, où l’on entendait plus le frottement de l’archet sur les cordes que le joli sifflement attendu. On a réellement eu l’impression qu’il pouvait tirer plus encore de son violon, donner plus de relief, plus de profondeur, plus de présence, plus de maîtrise à son jeu. On aimerait le revoir, le réécouter car il est certain qu’il ne manque pas de potentiel. Et l’on est certain qu’il ne se repose pas sur ses lauriers. Alors juste un peu de fatigue ?

Crédit photographique : photo © DR

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Luxembourg, Château de Bourglinster. 11-X-2009. Bohuslav Martinů (1890-1959) : 5 Madrigaux Stanzas pour violon et piano, H. 297. Vasilije Mokranjac (1923-1984) : Sonate pour violon et piano en sol mineur. Béla Bartók (1881-1945) : Danses populaires roumaines pour violon et piano. George Enesco (1881-1955) : Sonate n°3 pour violon et piano «dans le caractère populaire roumain». Lorenzo Gatto, violon ; Miloš Popović;, piano.

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