À emporter, Audio, Musique de chambre et récital

Vernet au service de Widor, rencontre au sommet

Plus de détails

Charles-Marie Widor (1844-1937) volume 2 : Symphonie n° 2 op. 13 en ré majeur, Symphonie n° 3 op. 13 en mi mineur. Olivier Vernet à l’orgue Aristide Cavaillé-Coll (1894) de l’église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts à Paris. 1 CD Ligia Digital Lidi 0104203-09, code barre 3487549902030, distribution HM, enregistré en juillet 2009, livret 20 pages bilingue français/anglais, durée totale 60’40’’.

 

Voici le deuxième volet de l’intégrale des dix symphonies de proposé chez Ligia par . On se réjouit déjà du choix de l’orgue, le Cavaillé-Coll célèbre ornant jadis le salon de musique de l’hôtel particulier parisien du baron de l’Espée, transféré en 1909 par Merklin dans l’église où il se trouve encore aujourd’hui. Très peu modifié depuis, il reste un témoin précieux de la facture de ce grand facteur, apte ici à traduire au mieux les symphonies de jeunesse de Widor. Cet orgue peut se comparer par sa taille à celui, célèbre également, de l’église Saint-François-de-Salles à Lyon, paroisse de la famille Widor et que le jeune compositeur fit construire à Cavaillé-Coll, en un gigantesque orgue de chœur de 3 claviers, toléré pour l’accompagnement des chants, et seul projet possible au vu des lois sur l’orgue à l’époque dans le diocèse lyonnais interdisant tout grand orgue de tribune.

Les couleurs sont là et l’agogique d’ dans ces grandes fresque fait merveille, comme à l’accoutumée, rendant le discours souple et persuasif. La musique de Widor se plait d’une telle vision dionysiaque : ces symphonies de jeunesse ont quelque chose d’impétueux, de superficiel parfois dans l’écriture, mais qui nous séduit toujours par un discours lumineux et accrocheur. se base sur une toute nouvelle édition parue aux USA sous la houlette de John Near, ne retenant en fait que les versions définitives revues et corrigées à plusieurs reprises par l’auteur.

L’orgue est ici capté avec l’espace qui l’épanoui pleinement, ces instruments étant conçus avant tout pour «remplir», ce qui en fait encore aujourd’hui de merveilleux outils pour l’accompagnement des assemblées. Ce sont des orgues d’équilibre et harmonisés par le bas sur de profonds et solides jeux de fond.

Bien sûr, après cette présente réussite, nous attendons impatiemment la suite du feuilleton Widor qui a sans doute encore beaucoup de choses à nous dire, au travers de cette vision personnelle et excitante que nous propose Olivier Vernet.

(Visited 121 times, 1 visits today)

Plus de détails

Charles-Marie Widor (1844-1937) volume 2 : Symphonie n° 2 op. 13 en ré majeur, Symphonie n° 3 op. 13 en mi mineur. Olivier Vernet à l’orgue Aristide Cavaillé-Coll (1894) de l’église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts à Paris. 1 CD Ligia Digital Lidi 0104203-09, code barre 3487549902030, distribution HM, enregistré en juillet 2009, livret 20 pages bilingue français/anglais, durée totale 60’40’’.

 
Mots-clefs de cet article
Reproduire cet article : Vous avez aimé cet article ? N’hésitez pas à le faire savoir sur votre site, votre blog, etc. ! Le site de ResMusica est protégé par la propriété intellectuelle, mais vous pouvez reproduire de courtes citations de cet article, à condition de faire un lien vers cette page. Pour toute demande de reproduction du texte, écrivez-nous en citant la source que vous voulez reproduire ainsi que le site sur lequel il sera éventuellement autorisé à être reproduit.