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Di Càsola / Weber : Der Klarinetschütz

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Carl Maria von Weber (1786-1826) : Concerto pour clarinette et orchestre n°1 en fa majeur op. 73 J114 ; Concerto pour clarinette et orchestre n°2 en mi bémol majeur op. 74 J118 ; Quintette pour clarinette et cordes en si bémol majeur op. 34 J182 (version pour orchestre à cordes). Fabio Di Càsola, clarinette. Philharmonie Russe de chambre de Saint-Pétersbourg, direction : Juri Gilbo. 1 SACD Sony Classical. Référence et code barre : 86973-76322. Enregistré à la Festeburg Kirche, Francfort (Allemagne), du 21 au 23 juillet 2008. Notice quadrilingue (allemand, anglais, français, italien). Durée : 66’33’’

 

Une (presque) intégrale des concertos pour clarinette de Weber, cela faisait longtemps qu’aucune firme discographique ne nous l’avait proposé. Défendre ce répertoire est risqué : l’interprétation peut virer facilement au vulgaire. Weber ne souffre en rien la médiocrité, et peut facilement tourner au « flonflon » et à la musiquette légère de kiosque d’un dimanche après-midi.

Risque évité avec ce présent disque. Tout d’abord fait démentir l’excellence française en matière de clarinette : formé presque exclusivement en Suisse, actuellement professeur à la Hochschule der Künst de Zurich, il fait preuve dans cet enregistrement d’une sonorité pleine et homogène. Les graves dans le chalumeau sont bien timbrés, l’aigu et le suraigu riches en harmoniques (et donc extrêmement justes), le médium lui ne sonne jamais creux. L’articulation elle aussi est parfaite (netteté des attaques, vélocité, … ). Défendue ainsi, l’œuvre de Weber pour clarinette devient une apologie de la virtuosité de cet instrument.

A l’orchestre, la fête est aussi de mise. à la tête de la Philharmonie Russe de chambre de Saint-Pétersbourg allège toujours le discours : Weber était aussi un virtuose de l’orchestration, le chef ne l’a semble-t-il pas oublié. Il n’offre pas un simple accompagnement, mais un véritable soutien, avec une attention toute particulière à l’équilibre vents / cordes et à la netteté de l’articulation.

Si longtemps les meilleurs clarinettistes ont défendu les concerts de Weber (les rares qui soient de temps en temps au répertoire symphonique, avec Mozart et Copland), peu de lectures sont aussi satisfaisantes au niveau orchestral que celle-ci (sauf peut-être Sabine Meyer et Herbert Blomstedt, EMI). Aux deux concertos op. 73 et 74, a préféré ajouter le Quintette op. 34 dans une version « élargie » pour orchestre à cordes. Le temps restait sur le disque d’y ajouter le bref Concertino en mi bémol majeur op. 26. Peut-être pour une autre galette avec la version originale du Quintette, le Grand Duo Concertant et les Variations sur Silvana ?

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