Un spectacle éblouissant !

Concerts, La Scène, Spectacles divers

Paris. Salle Pleyel. 11-XI-2009. The Preservation Hall Jazz Band : Mark Braud, trompette ; Charlie Gabriel, clarinette ; Ben Jaffe, tuba ; Rickie Monie, piano ; Clint Maedgen, saxophone ; Shannon Powell, batterie ; Walter Payton, contrebasse. The Blind Boys of Alabama : Jimmy Carter, Billy Bowers, Ben Moore, voix ; Eric McKinnie, batterie et voix ; Jœy Williams, guitare ; Ben Odom, contrebasse ; Rickie Monie, orgue Hammond B3

The Blind Boys of Alabama and The Preservation Hall Jazz Band

En vue de l’Armistice, la Salle Pleyel s’est transformée pour une soirée, en une salle de fête où les spectateurs de tous âges ont indifféremment dansé et chanté sur les standards jazz et gospel des mythiques Blind Boys of Alabama accompagnés pour l’occasion par The Preservation Hall Jazz Band.

Pas de mots pour décrire la joie et le charisme que ces deux ensembles exceptionnels ont su communiquer à un public de «fous» qui malgré plus de deux heures de spectacle n’aurait pas voulu abandonner la salle.

The Preservation Hall qui a assuré la première partie du spectacle a chauffé immédiatement les spectateurs avec ses sonorités jazz, style Nouvelle Orléans début du siècle. Un Shannon Powell totalement effréné à la batterie a accompagné l’ensemble de façon variée tant au niveau du rythme que de la couleur sonore, passant de la marche au blues avec un éclectisme extraordinaire. Excellente classe des vents où Clint Maedgen s’est fait remarquer autre que pour son jeu au saxophone, pour une voix chaude et très étendues. Le final explosif sur Oh, when the saints et une petite improvisation sur les notes de la Marseillaise a vue le jazz band se transformer en marching band traversant la salle de concert et invitant le public sur scène.

La deuxième partie de la soirée n’a pas été de moins. Malgré leur âge The Blind Boys of Alabama gardent intacte leur force spirituelle et leur immense vitalité. Avec une carrière très longue et intense, ces «boys» sous le leadership de Jimmy Carter, préservent une puissance vocale éblouissante et une musicalité intemporelle. Leurs gospels gardent inaltérées les racines du genre même quand ils s’aventurent dans le domaine du profane (jamais les thèmes de l’amour ou de la sexualité ne rentrent dans le répertoire). Le programme proposé : There will be a light, Amazing Grace, Down in the riverside etc., a été enrichi par l’accompagnement de la Preservation Hall et les improvisations vocales des extraordinaires Billy Bowers et Ben Moore.

Crédit photographique : © Shannon Brinkman

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