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Saint-Saëns, à réécouter sans tarder

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Symphonie n°1 en mi bémol majeur op. 2 ; Symphonie n°2 en la mineur op. 55 ; Symphonie n°3 en ut mineur dite « avec orgue » op. 78 ; Le Rouet d’Omphale op. 31 ; Phaéton op. 39 ; Danse macabre op. 40 ; Marche héroïque. Vincent Dubois, orgue. Orchestre National d’Île-de-France, direction : Yoel Levi. 2 CD Cascavelle VEL 3136, code barre : 7619303 136137. Enregistré en 2009, Maison de l’Orchestre, Alfortville. Notice bilingue (français et anglais). Durée : 48’19’’+ 71’21’’

 

Lorsque les règles héritées se figent en système, la création risque de s’atrophier et de perdre tout intérêt. Saint-Saëns, à l’instar de tout un pan de la musique française du XIXe siècle, a frayé avec cet écueil. Mais des traits géniaux ont également magnifié certaines de ses partitions devenues immortelles. On pense en premier lieu, dans le champ de la musique orchestrale, à la Symphonie n° 3 avec orgue en ut mineur, une œuvre splendide et habitée d’un courant intérieur trop souvent absent ailleurs. L’Orchestre National d’Île-de-France en donne une lecture très respectable sous la direction de son directeur musical et avec la participation très convenable de l’organiste français Vincent Dubois, toutefois sans atteindre la perfection de Jean Martinon avec l’Orchestre National de l’ORTF (EMI, 1975) secondé par Bernard Gavoty aux Grandes Orgues de l’église Saint-Louis-des-Invalides ni celle d’une version peu connue mais généreuse et mœlleuse dirigée par Zubin Mehta à la tête de l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles avec Anita Priest en soliste (DECCA, 1970). Néanmoins que de progrès – indispensables – accomplis par cet orchestre enfin hissé à un niveau technique fort acceptable.

La Danse macabre, poème symphonique pour grand orchestre avec violon solo, créée au Théâtre du Châtelet en mars 1875 par Edouard Colonne, reste une page très populaire et justement séduisante. Elle reçoit ici une interprétation virile et affirmée. Les deux autres symphonies de ce coffret (qui ignore la Symphonie en fa majeur «Urbs Roma») rappellent la perfection technique et formelle de , perçu à juste titre comme un héritier idéal du genre symphonique tel que traité dans les pays germaniques notamment. Les trois autres poèmes symphoniques complètent la démonstration de la fertile palette hétéroclite de cet immense maître français, parfois épigone, souvent conventionnel et quelquefois génial et inoubliable. Ce coffret Cascavelle nous en fournit la démonstration par l’écoute.

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Camille Saint-Saëns (1835-1921) : Symphonie n°1 en mi bémol majeur op. 2 ; Symphonie n°2 en la mineur op. 55 ; Symphonie n°3 en ut mineur dite « avec orgue » op. 78 ; Le Rouet d’Omphale op. 31 ; Phaéton op. 39 ; Danse macabre op. 40 ; Marche héroïque. Vincent Dubois, orgue. Orchestre National d’Île-de-France, direction : Yoel Levi. 2 CD Cascavelle VEL 3136, code barre : 7619303 136137. Enregistré en 2009, Maison de l’Orchestre, Alfortville. Notice bilingue (français et anglais). Durée : 48’19’’+ 71’21’’

 
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