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Charles-Marie Widor (1844-1937) : Symphonies pour orgue n°1 à 4 op. 13. Joris Verdin, orgue. 2 CD, Ricercar. Code barre : 5 400439 002869. Enregistrement réalisé en janvier 2009 en coproduction avec la Fondation Royaumont sur l’orgue Cavaillé-Coll de l’abbaye de Royaumont. Notice trilingue (français, anglais, allemand) de Joris Lejeune. Durée : 90’04’’

 

réalise ici le premier enregistrement intégral des versions originales des Symphonies op. 13 de . Il les exécute, de surcroît, sur un orgue Cavaillé-Coll, comme celui sur lequel jouait le compositeur à l’Église Saint-Sulpice.

La première version de ces symphonies a été achevée par Widor en 1872, à l’âge de 28 ans ; des développements formels et motiviques apparaîtront ultérieurement. Comparées à leur aspect définitif, elles se caractérisent par des registrations plutôt monochromes : chaque mouvement est registré d’une manière uniforme, avec peu de changements et d’effets. Les quelques contrastes entre les mouvements ressortent d’autant plus clairement. De même, les imitations entre voix opposant des jeux différents sont particulièrement saillantes, comme dans la Pastorale de la Symphonie n°2 ou encore dans le dialogue entre les jeux de hautbois et de flûte dans le Menuetto de la Symphonie n° 3.

Cette couleur générale lisse et assez uniforme représente un défi pour l’interprète, qui ne peut briller avec des registrations rutilantes et des effets saisissants. Tout est dans le rendu de la musique, sans le secours d’effets de couleur. réalise un tour de force, maniant avec une virtuosité toute intérieure cette polyphonie dense et intense. La vision symphonique de l’orgue est bien retransmise, sans excès, avec puissance et grandeur.

Chaque symphonie débute par un prélude calme, sérieux, dont Joris Verdin retransmet fidèlement l’atmosphère. Suivent des passages plus recueillis, ou d’autres demandant un brio indéniable, comme le mouvement perpétuel en staccato de l’Intermezzo de la Symphonie n°1 avec sa retentissante partie confiée au pédalier. Les Finale sont brillants, de la Symphonie n°1 avec ses entrées fuguées à l’impressionnant tutti de la Symphonie n°4. Tout au long de ces deux disques on apprécie la souplesse et la fluidité de jeu. Rien de pompeux ni de pesant. C’est limpide, clair et lumineux.

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Charles-Marie Widor (1844-1937) : Symphonies pour orgue n°1 à 4 op. 13. Joris Verdin, orgue. 2 CD, Ricercar. Code barre : 5 400439 002869. Enregistrement réalisé en janvier 2009 en coproduction avec la Fondation Royaumont sur l’orgue Cavaillé-Coll de l’abbaye de Royaumont. Notice trilingue (français, anglais, allemand) de Joris Lejeune. Durée : 90’04’’

 
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