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Le triomphe d’Anja Harteros dans la Bohème

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Cologne. Opernhaus. 08-I-2010. Giacomo Puccini (1858-1924) : La Bohème, opéra en quatre actes sur un livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica. Mise en scène : Willy Decker, reprise par Benjamin Schad. Décors et costumes : Wolfgang Gussmann. Lumières : Hans Tœlstede. Avec : Anja Harteros, Mimì ; Massimo Giordano, Rodolfo ; Miljenko Turk, Marcello ; Thomas Laske, Schaunard ; Nikolai Didenko, Colline ; Claudia Rohrbach, Musetta ; Won Min Lee, Parpignol ; Ulrich Hielscher, Benoît et Alcindoro ; Daniele Macciantelli, Sergeant. Maîtrise de la Cathédrale de Cologne (chefs de chœur : Eberhard Metternich et Oliver Sperling), Chœur de l’Opéra de Cologne (chef de chœur : Andrew Ollivant), Orchestre du Gürzenich de Cologne, direction : Alexander Jœl

Ce fut un triomphe. , qui avait commencé sa carrière en Rhénanie il y a une bonne dizaine d’années, retourna à l’Opéra de Cologne pour une seule et unique représentation de La Bohème. La salle, pleine à craquer, l’applaudit chaleureusement dès la fin de son premier air, lui réservant une véritable ovation à la fin de la représentation. Et une ovation bien méritée ! Si Harteros n’est pas la petite Mimi fragile type Mirella Freni, elle s’intègre d’autant plus facilement dans cette mise en scène signée Willy Decker. Car celui-ci avait imaginé une jeune femme moderne qui, consciente de sa maladie mortelle, se met à la recherche d’une dernière aventure amoureuse. Vocalement Harteros frôle la perfection. Sa magnifique voix, homogène sur toute la tessiture, se déploie avec aisance dans les grands élans pucciniens. En même temps, elle est capable des plus belles nuances nous offrant ainsi une émouvante scène de mort où l’utilisation du mouchoir était de rigueur. Dans le rôle de Rodolfo, remplaça Roberto Aronica initialement prévu. Très crédible sur scène et doté d’un beau timbre ensoleillé, il fait pourtant preuve de quelques défauts techniques notamment dans les notes de passage. Dommage également qu’il transpose son grand air d’un demi-ton.

Comme en 2007, Miljenko Turk est un excellent Marcello aux côtés, cette fois, d’une brillante en Musette. Très convaincant également le Schaunard viril de Thomas Laske, un peu moins le Colline de Nicolai Didenko, à la voix plutôt mal projetée, réussissant tout même un touchant air du manteau tout en demi-teintes. Au pupitre d’un Gürzenich-Orchester en grande forme, Alexandre Jœl s’avère un chef puccinien de premier ordre, sachant marier précision et émotion et accompagnant avec soin les chanteurs. Justement, le public l’inclut dans les ovations qui terminent cette émouvante soirée lyrique.

Crédit photographique : (Mimi) ; (Musette) & (Marcello) © Opernhaus Köln

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Cologne. Opernhaus. 08-I-2010. Giacomo Puccini (1858-1924) : La Bohème, opéra en quatre actes sur un livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica. Mise en scène : Willy Decker, reprise par Benjamin Schad. Décors et costumes : Wolfgang Gussmann. Lumières : Hans Tœlstede. Avec : Anja Harteros, Mimì ; Massimo Giordano, Rodolfo ; Miljenko Turk, Marcello ; Thomas Laske, Schaunard ; Nikolai Didenko, Colline ; Claudia Rohrbach, Musetta ; Won Min Lee, Parpignol ; Ulrich Hielscher, Benoît et Alcindoro ; Daniele Macciantelli, Sergeant. Maîtrise de la Cathédrale de Cologne (chefs de chœur : Eberhard Metternich et Oliver Sperling), Chœur de l’Opéra de Cologne (chef de chœur : Andrew Ollivant), Orchestre du Gürzenich de Cologne, direction : Alexander Jœl

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