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Les débuts symphoniques de Felix Mendelssohn par Laurent Quénelle

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Felix Mendelssohn (1809-1847) : Symphonies pour cordes : n° 8 en ré majeur ; n° 9 en ut majeur ; n° 10 en si mineur. European Camerata, dir. Laurent Quénelle. 1 CD Fuga Libera FUG 559. Code barre : 5 400439 005594. Enregistré en la Chapelle Sainte-Clotilde, Paris, les 22-24 avril 2009. Notice : bilingue (français-anglais). Durée : 58’57

 

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Imaginez ! Un garçon d’une douzaine d’années ambitionne d’écrire quelques symphonies pour orchestre à cordes. Même précoce et doué, pouvait-il produire en toute logique des œuvres d’un tel niveau de maîtrise et de maturité ? Probablement pas !

Et pourtant en 1821-1823 élabore treize symphonies que l’on ne saurait qualifier de simples exercices sans pour autant leur attribuer le terme de géniales. Il restitue avec pénétration ce que son professeur Karl Friedrich Zelter lui a enseigné de l’art du contrepoint de Jean- Sébastien Bach, maître vénéré des musiciens berlinois et de la famille Mendelssohn. Felix confère à ses partitions fraîcheur et spontanéité autant que précision et concision. Ses facilités mélodiques s’y manifestent déjà tandis que les sonorités, souvent splendides, signent une écriture redevable des symphonies du Sturm und Drang de deux Bach, Wilhelm Friedrich Ernst, le petit-fils et Carl Philipp Emanuel, le fils, de même que d’un certain Wolfgang Amadeus Mozart (celui de l’Adagio et Fugue et de la Symphonie Jupiter). Les Symphonies n° 8 (Haydn n’est pas loin), n° 9 (pré-romantique) et n° 10 (notée Adagio-Allegro, sombre, lyrique, aux accents théâtraux circonscrits), reçoivent de la part de l’ un traitement approprié, c’est-à-dire parfaitement respectueux de la situation historique de ces œuvres intermédiaires, à la fois attachantes et restreintes.

L’, composé d’instrumentistes réputés venant d’horizons divers (Orchestre de Paris, Orchestre de chambre d’Europe, Orchestre symphonique de Londres…), joue sans chef et debout, depuis 1995, grâce à l’impulsion efficiente du violoniste français . Leur enregistrement d’œuvres pour cordes de Benjamin Britten pour le même éditeur en 2008 avait reçu un excellent accueil. Tous illustrent avec la retenue indispensable et la musicalité adéquate ces partitions inspirées au jeune maître par son riche héritage familial, ses enseignants réputés, son heureux voyage en Suisse, la présence stimulante de sa chère sœur Fanny… autant de sources enchantées pour une juvénile imagination, fertile et exacerbée par tant de découvertes.

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Felix Mendelssohn (1809-1847) : Symphonies pour cordes : n° 8 en ré majeur ; n° 9 en ut majeur ; n° 10 en si mineur. European Camerata, dir. Laurent Quénelle. 1 CD Fuga Libera FUG 559. Code barre : 5 400439 005594. Enregistré en la Chapelle Sainte-Clotilde, Paris, les 22-24 avril 2009. Notice : bilingue (français-anglais). Durée : 58’57

 
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