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Lully et Du Mont par le Chœur de chambre de Namur

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Paris, Auditorium du Louvre. 24-II-2010. Jean-Baptiste Lully (1632-1687) : Dies iræ LWV 64/1  ; Idylle sur la paix LWV 68, Henri Du Mont (1610-1684) : Nisi Dominus ; Magnificat. Chœur de chambre de Namur ; Les Agréments ; direction : Guy Van Waas

Ce concert est donné dans le cadre du « Printemps du Baroque », événement organisé par l’Auditorium du Louvre, dont l’un des buts était d’établir un état des lieux de la musique baroque de ces dernières décennies. Au cours de la même manifestation, on a déjà eu quelques exceptionnelles occasions d’entendre des œuvres de (1597-1646, compositeur de la chapelle pontificale) par Cantus Cölln ou d’assister à la projection de la désormais mythique production d’Atys de Lully, à l’Opéra-Comique en 1987 par William Christie et les Arts Florissants.

Le compositeur du roi fut à l’honneur lors de cette soirée proposée par le (créé en 1987 au sein du Centre de Chant Choral de Namur) et Les Agréments, l’ensemble baroque de la Communauté française de Belgique (fondé en 1995 par le Centre d’Art Vocal et de Musique Ancienne) tous dirigés par son chef principal .

La première partie du concert est consacrée à la musique sacrée, Dies iræ de Lully, et deux œuvres de Du Mont, tirées de la Bible. Dies iræ commence par le célèbre thème du chant grégorien et se poursuit en principe par alternance d’un solo (ou de soli) et du chœur. Après l’entracte, dans l’Idylle pour la paix, sur des vers de Racine, qui glorifie le souverain en rendant hommage à l’excellence de son règne, Lully accentue la théâtralité du texte en mettant en valeur les solistes à qui il confie un rôle majeur, à l’instar d’un opéra.

Dans l’interprétation, les musiciens du chœur offrent une belle homogénéité vocale. Cependant, l’équilibre entre le chœur et les soli, malgré la grande beauté de chaque voix soliste, n’est pas toujours idéal. La voix de certains solistes est par moments avalée par le chœur et l’orchestre ; parfois, un contre-ténor qui, comparé aux autres, a une voix relativement terne, d’une technique quelque peu incertaine et d’un volume moindre, donne l’impression d’introduire un élément plus ou moins étranger. En revanche, les instrumentistes sont tous d’une qualité égale et forment un bel ensemble avec la chorale. Pour introduire le bis, un extrait de l’Idylle, le chef Van Waas explique avec humour : « Malheureusement, Lully n’a composé aucune pièce intitulée Bis ! » et le concert se termine dans la joie, sur un grand succès.

Crédit photographique : © Geoffroy Libert

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Paris, Auditorium du Louvre. 24-II-2010. Jean-Baptiste Lully (1632-1687) : Dies iræ LWV 64/1  ; Idylle sur la paix LWV 68, Henri Du Mont (1610-1684) : Nisi Dominus ; Magnificat. Chœur de chambre de Namur ; Les Agréments ; direction : Guy Van Waas

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