Magnifique Bach par le Ricercar Consort

À emporter, CD, Musique d'ensemble

Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Magnificat BWV 243 ; Fuga sopra il Magnificat BWV 733 ; Messe BWV 235 ; Präludium und Fuga BWV 541. Maria Keohane, Anna Zander, sopranos ; Carlos Mena, alto ; Hans-Jörg Mammel, ténor ; Stephan MacLeod, basse ; Francis Jacob, orgue ; Ricercar Consort, direction : Philippe Pierlot. 1 CD + 1 DVD MIR 102. Code barre : 3760127221029. Enregistré en avril 2009. Livret trilingue (français, anglais, allemand). Durée : 65’et 43’24 (DVD)

 

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Après plusieurs enregistrements consacrés à des cantates de Bach, le propose à présent le Magnificat et une Messe brève. Œuvre mariale composée pour les Vêpres de Noël, de Pâques ou de la Pentecôte (sans doute entre 1728 et 1735 pour la deuxième version, la plus connue), le Magnificat est une des rares œuvres sacrées de Bach, avec la Messe en si, écrite sur un texte en latin. en partisan des théories exposées par Joshua Rifkin au début des années 1980 (et reprises notamment par et Paul McCreesh) propose donc une version avec un chœur réduit à un chanteur par partie (soit ici les cinq solistes). Cette optique se révèle très convaincante grâce à un ensemble de chanteurs aux voix homogènes, rompus à ce répertoire et une prise de son très proche. Les tempos dans les mouvements en tutti sont donc rapides mais jamais précipités et permettent une grande lisibilité du contrepoint malgré la virtuosité de l’écriture (Magnificat initial, Omnes generationes, Fecit potentiam, final du Gloria). L’enthousiasme, l’allégresse est palpable et les voix se fondent bien dans l’orchestre, souple et précis (les trompettes dans le Fecit potentiam !). Dans les arias, souvent poignantes, les chanteurs convainquent également, particulièrement la première soprano au timbre aérien, (Quia respexit), et le basse (Quia fecit mihi magna). Dans le Esurientes, air à faire pleurer les pierres, Carlos Mena nous touche mais ne nous émeut pas complètement (on aurait préféré une alto). Le continuo et les différents pupitres solistes de l’orchestre (flûtes, hautbois…) sont somptueux.

Dans la messe luthérienne BWV 235, dont les chœurs et les airs sont tirés de cantates (BWV 102, 72 et 187), les mêmes qualités d’homogénéité des solistes et de l’orchestre sont à souligner. La messe est encadrée par deux pièces d’orgue, interprétées par sur l’instrument de l’Eglise Réformée du Bouclier à Strasbourg.

Un DVD est joint à ce disque, un beau documentaire de Pierre-Hubert Martin sur les séances d’enregistrement du Magnificat dans l’église Saint-Jean l’Evangéliste de Beaufays (Wallonie) et quelques extraits d’un concert donné au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. On note une petite coquille dans le générique de début, Hans-Jörg Mammel étant ténor et Carlos Mena alto, et non l’inverse.

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