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Vincent d’Indy : la redécouverte de la symphonie n°3

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Vincent d’Indy (1851-1931) : Istar op.42 ; Choral varié op.55 ; Symphonie n°3 “Sinfonia brevis de Bello Gallicco” op.70 ; Diptyque méditerranéen op.87. Sigurour Flosason, saxophone ; Orchestre symphonique d’Islande, direction : Rumon Gamba. 1 CD Chandos CHAN 10585. Code barre : 0 95115 15852. Enregistré en septembre 2009. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Durée : 71’09

 

Au rythme d’un volume annuel, l’orchestre d’Islande et son chef poursuivent leur exploration de l’œuvre symphonique de . Au fil des volumes, il est intéressant, et même fascinant, de constater que l’orchestre apprivoise et se fond avec aisance des les couleurs latines et ensoleillées dans cet univers si français par son instrumentation, sa forme et ses timbres. Il est même triste de constater que le symphonique d’Islande sonne plus «français» que la plupart des orchestres hexagonaux !

Ce volume n°3 permet de redécouvrir la symphonie n°3 «Sinfonia brevis de Belllo Gallico». Composée lors de la Grande-Guerre, cette partition témoigne du patriotisme d’alors du musicien avec parfois des fanfares, des harmonies militaires et une maîtrise formelle qui prend le contre-pieds des développements contrapuntiques de la musique allemande. Très modelée au niveau de la forme et synthétique dans ces développements (elle dure un petit peu plus de trente minutes), la partition témoigne d’un sens de l’orchestration raffiné et fait preuve d’une exceptionnelle beauté mélodique dans certains passages comme le superbe solo de hautbois qui ouvre le troisième mouvement. On tient là, l’une des grandes œuvres de la musique française ! Ce disque efface, dans tous les compartiments du jeu, la seule version connue enregistrée par Theodor Guschlbauer lors de ses années à Strasbourg (disque Auvidis) dont la réécoute s’avère même très sévère pour l’orchestre alsacien et son chef autrichien.

En complément, l’album offre deux des partitions les moins méconnues du compositeur : les variations symphoniques Istar et le Diptyque méditerranéen ainsi qu’une belle rareté : le Choral varié pour saxophone et orchestre. Toujours intéressé par les innovations instrumentales, d’Indy avait repéré les possibilités expressives du saxophone au point de lui confier de beaux traits dans son opéra Fervaal et dans le tardif Poème des rivages. En 1903, il lui dédie une pièce originale, baignée, comme toujours par des couleurs chatoyantes et impressionnistes.

Porté par cette symphonie n°3, cet album est encore un disque majeur de la musique française, servi par des interprètes passionnés et accompagnés d’une excellente notice de présentation ! Comme toujours, il faut remercier les orchestres des contrées lointaines pour leur engagement envers le patrimoine national français !

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Vincent d’Indy (1851-1931) : Istar op.42 ; Choral varié op.55 ; Symphonie n°3 “Sinfonia brevis de Bello Gallicco” op.70 ; Diptyque méditerranéen op.87. Sigurour Flosason, saxophone ; Orchestre symphonique d’Islande, direction : Rumon Gamba. 1 CD Chandos CHAN 10585. Code barre : 0 95115 15852. Enregistré en septembre 2009. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Durée : 71’09

 
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