Et le clavecin se mit à chanter

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Johann Adam Reincken (1623-1722) : Toccata en sol Majeur. Johann Sebastian Bach (1685-1750) : Toccata en mi mineur BWV 914 ; Capriccio sopra la lontanaza del fratello diletissimo BWV 992 ; Toccata en sol mineur BWV 915. Dietrich Buxtehude (ca. 1637-1707) : Suite en do majeur BuxWV 226. Johann Jakob Froberger (1616-1667) : Deuxième Toccata en ré mineur du Livre de 1649 ; Deuxième Suite en ré mineur du Livre de 1649. Johann Kaspar Kerll (1627-1693) : Suite en fa Majeur. Céline Frisch, clavecin (clavecin allemand d’Anthony Sidey). 1 CD Alpha Alpha 149. Enregistré en août 2008 à Paris. Notice bilingue (français-anglais). Code barre : 3 760014 191497. Durée : 71’14’’

 

Saviez-vous que le clavecin pouvait chanter ? Nombreux sont les mélomanes convaincus du contraire, instinctivement méfiants vis-à-vis de la musique baroque pour clavecin, souvent synonyme dans l’inconscient collectif de musique sérieuse, intellectuelle, à la sonorité trop sèche. Et souvent, il faut l’avouer, à raison. Mais une fois encore, prêche en faveur de son instrument à travers cet enregistrement. Voici un CD qui séduira même les plus méfiants.

Cet enregistrement est intitulé Les Sources du Jeune Bach : Il s’agit ici de s’intéresser à la fois aux œuvres et compositeurs qui ont marqué et influencé le jeune Bach et aux œuvres de jeunesse de ce dernier. Un livret précis mais qui reste agréable à lire – deux qualités finalement rarement associées – explique pour chacune de ces œuvres son importance dans l’univers musical du Cantor.

Leur choix et leur agencement intelligent, le choix de l’instrument et, bien sûr, l’interprétation de concourent à construire un enregistrement très vivant. Dans un jeu animé d’une constante rythmique interne, la claveciniste nous offre des œuvres parfois pétillantes, parfois tendres. Sous ses doigts, la musique se fait tendre, chantante, gronde tel un orage. Au-delà des préjugés, ce CD nous fait découvrir ou redécouvrir des compositeurs peu joués – Kerll – ou souvent peu considérés par le «grand public» – Froberger. Il nous rappelle surtout que le clavecin peut chanter, séduire, transmettre cette énergie que l’on aime tant dans la musique baroque, dans toute sa subtilité et sa richesse. Tout est une question d’interprète …

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