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Chopin et Liszt en musique de chambre

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Frédéric Chopin (1810-1849) : Introduction et polonaise brillante en do majeur op. 3 (transcription du Trio Chausson) ; Trio avec piano en sol mineur op. 8 ; Franz Liszt (1811-1886) : Tristia. Trio Chausson : Philippe Talec, violon ; Antoine Landowski, violoncelle ; Boris de Larochelambert, piano. 1 CD Mirare MIR089. Code barre : 3760127220893. Enregistré en novembre 2009, au Temple Saint-Marcel à Paris. Notice trilingue : anglais, français, allemand. Durée : 57’13’’

 

Voici l’occasion d’entendre deux œuvres de jeunesse de Chopin, puisque le sacrifie lui aussi à l’hommage universel. Dans le Trio de 1829, la riche partie de piano, beaucoup plus élaborée que celles des cordes, annonce le premier Concerto, de l’année suivante. Le pianiste fait de son mieux pour laisser un peu d’espace à ses partenaires, sans pour autant mettre en danger le fini de l’exécution instrumentale. L’aspect aimable et mondain de l’œuvre est privilégié, avec cependant une souplesse qui rend justice à la spontanéité de l’écriture, à son originalité et à sa profondeur déjà très perceptibles. Dans cette lecture à la fois gracile et ardente, les élans du premier mouvement et du finale sont expertement conduits, et la reprise du Scherzo est très justement atténuée. L’Adagio, au caractère assez ambigu, manque en revanche d’intensité.

L’Introduction et polonaise brillante pour violoncelle et piano est généralement convoquée pour accompagner la Sonate pour violoncelle. Le se l’approprie en imaginant une partie de violon, qui ne sonne pas raccrochée. L’œuvre est délicieuse ainsi, la partie de piano brillamment tenue, mais cela ne suffirait sans doute pas à recommander ce disque aux mélomanes qui possèdent déjà d’autres interprétations du Trio. On trouve notamment le Trio Oistrakh (DG), le Beaux-Arts Trio (Philips), ou encore Emmanuel Ax, Pamela Frank et Yo-Yo Ma (Sony). Il serait pourtant bien dommage de se priver de Tristia, qui n’est autre que l’adaptation pour trio de La vallée d’Obermann, l’un des joyaux de la première des Années de pélerinage. Liszt ayant volontairement dépouillé la partie originale de piano au profit des cordes, le pianiste s’est donc permis de l’étoffer à nouveau. Très bien rendue par des cordes un peu fragiles, mais bien plus présentes et expressives que dans le Trio, la mélancolie s’accumule lentement avant de frapper en plein cœur et d’atteindre à ce sublime romantique qui doit tant à la contemplation des Alpes suisses.

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Frédéric Chopin (1810-1849) : Introduction et polonaise brillante en do majeur op. 3 (transcription du Trio Chausson) ; Trio avec piano en sol mineur op. 8 ; Franz Liszt (1811-1886) : Tristia. Trio Chausson : Philippe Talec, violon ; Antoine Landowski, violoncelle ; Boris de Larochelambert, piano. 1 CD Mirare MIR089. Code barre : 3760127220893. Enregistré en novembre 2009, au Temple Saint-Marcel à Paris. Notice trilingue : anglais, français, allemand. Durée : 57’13’’

 
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