Concerts, La Scène, Musique symphonique

Sous la direction de Keri-Lynn Wilson

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Salerno. Teatro Verdi. 21-XI-2010. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Coriolan, ouverture op 62 ; Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur op. 56 ; Symphonie n°7 en la bémol majeur op. 92. Eric Lacrouts, violon ; Cyrille Lacrouts, violoncelle ; Cédric Tiberghien, piano. Orchestra Filarmonica Salernitana Giuseppe Verdi, direction : Keri-Lynn Wilson

Orchestra Filarmonica Salernitana Giuseppe Verdi

L’élan belliqueux de Coriolan, la «médiocrité» du Triple concerto, «l’apothéose de la danse» de la Symphonie n°7 ont donné vie à une soirée mono-thématique signée Beethoven. Nombreux les protagonistes : du trio français Lacrouts-Tiberghien à la magnifique Kei-Lynn Wilson qui a concentré dans l’élégance du mouvement du corps toute l’essence suprême des sons beethoveniens. Rarement exécuté le Triple Concerto de Beethoven est le tout premier concerto à être conçu pour ce genre d’ensemble : violon, violoncelle, piano et orchestre. Le trio composé par les jeunes musiciens français a exécuté un Beethoven correct. Malgré l’évidente émotion du début et un premier mouvement un peu tendu, l’ensemble a trouvé un agréable équilibre sonore et une belle allure s’intégrant très bien à l’orchestre.

Couronnement de la liberté créatrice de Beethoven, de son dépassement de l’individualisme héroïque et de l’urgence du contenu, la Symphonie n°7 a été interprétée par comme une sorte de sublimation idéale de l’ancienne suite de danses. La couleur de la somptueuse introduction, les échelles ascendantes et le mouvement de marche entonné par les bois sur les trilles des violons font penser un peu à Haendel. Avant la fin du premier mouvement, une véritable magie orchestrale est obtenue avec simplicité et une grande attention à la structure de la symphonie. Sur le très long mi des bois et des cors, les violons dessinent avec clarté l’accord fondamental de la majeur pendant que les altos et les contrebasses répètent avec obstination une appoggiature chromatique. Le deuxième mouvement Allegretto est en absolu le plus sensuel avec son rappel mélancolique exprimé par l’accord en la mineur. La partie rythmique s’intensifie vers la fin du mouvement dans un crescendo en contrepoint qui confie le thème rythmique aux vents et celui mélodique aux violons. Le final est le moment le plus dansant : l’orchestre, dans un rythme léger, montre bien sa virtuosité, pendant que les timbales font un travail de soutien indéniable. L’extraordinaire vitalité rythmique du chef d’orchestre confère à la symphonie un ton de haute rhétorique cérémoniale, essence de cette prodigieuse œuvre sonore.

Crédit photographique : © Brigitte Lacombe

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Salerno. Teatro Verdi. 21-XI-2010. Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Coriolan, ouverture op 62 ; Triple Concerto pour violon, violoncelle, piano et orchestre en ut majeur op. 56 ; Symphonie n°7 en la bémol majeur op. 92. Eric Lacrouts, violon ; Cyrille Lacrouts, violoncelle ; Cédric Tiberghien, piano. Orchestra Filarmonica Salernitana Giuseppe Verdi, direction : Keri-Lynn Wilson

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