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Paris. Salle Pleyel. 26-XI-2010. Franz Schubert (1797-1828)  : Die Zauberharfe D 644 (ouverture), Rosamunde D 797 (entracte de l’acte III), Du bist die Ruh D 776, Geheimes D 719, Rastlose Liebe D 138, Erlkönig D 328, Heidenröslein D 257 , Ganymed D 544, An die Musik D 547 (orchestrés) ; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n°2 en ré majeur op. 73. Angelika Kirchschlager, mezzo-soprano ; Kammerorchesterbasel, direction : Paul McCreesh.

Le Kammerorchesterbasel (Orchestre de chambre de Bâle) était de passage dans la capitale parisienne, mené par un de ses chefs principaux, , qui comme bon nombre de ses confrères issus du milieu de la musique ancienne et baroque, dirige régulièrement des formations modernes. Schubert était au programme de la première partie où, entre deux pièces symphoniques – des extraits de la musique de scène Rosamunde – étaient intercalées des orchestrations de Lieder. Dans l’ouverture de Die Zauberharfe (La Harpe enchantée), qui fait office d’introduction à Rosamunde, et dans le célèbre Entracte du troisième acte (qu’on entend également dans l’Andante du treizième Quatuor à cordes D 804 et dans l’Impromptu D 935 n°3), l’orchestre convainc : élégant, vif, virtuose dans l’ouverture, pudique dans l’entracte.

Remis au goût du jour par C. Abbado (un disque avec von Otter et Quasthoff existe chez DGG), les Lieder de Schubert avec accompagnement orchestral intéressent également qui en proposait une sélection, dans des orchestrations de Max Reger (An die Musik, Erlkönig, Du bist die Ruh) en1914, Kurt Gillmann (Ganymed) en 1951 et Bren Plummer (Geheimes, Rastlose, Liebe Heidenröslein) en 2007. Même si le répertoire ne se prête pas forcément à une salle de cette dimension, si la voix de la mezzo-soprano autrichienne manque de projection, elle est à l’aise vocalement, expressive dans ce qu’elle chante, et son charme opère : le public en redemande, et obtient en bis la Romance d’Axa, tirée de Rosamunde de Schubert : la boucle est bouclée.

En deuxième partie, proposait une version «dégraissée» (une trentaine de cordes, peu de vibrato…) de la Symphonie n°2 de Brahms. Malgré la qualité instrumentale des pupitres de l’orchestre (bons solos de vents notamment), de la mise en place, le soin porté aux nuances, on a du mal à s’enthousiasmer pour une interprétation certes lumineuse mais manquant de poids, d’élan, de souffle. Une relative déception.

Crédit photographique : © Nikolaus Karlinsky

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Paris. Salle Pleyel. 26-XI-2010. Franz Schubert (1797-1828)  : Die Zauberharfe D 644 (ouverture), Rosamunde D 797 (entracte de l’acte III), Du bist die Ruh D 776, Geheimes D 719, Rastlose Liebe D 138, Erlkönig D 328, Heidenröslein D 257 , Ganymed D 544, An die Musik D 547 (orchestrés) ; Johannes Brahms (1833-1897) : Symphonie n°2 en ré majeur op. 73. Angelika Kirchschlager, mezzo-soprano ; Kammerorchesterbasel, direction : Paul McCreesh.

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