Concerts, La Scène, Musique de chambre et récital

Philippe Jaroussky et Andreas Scholl, contre-ténors au sommet

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Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 11-XII-2010. Henry Purcell (1659-1695) : « Hark how the songsters of the grove » extrait de Timon of Athens ; « Fairest Isle », « Higher this way » extraits de King Arthur ; « Strike the viol », « Sound the trumpet », « Bid the virtues » extraits de Come, ye sons of Art ; « Music for a while » extrait d’Œdipus, King of Thebes ; « O Solitude » ; « One Charming night », « O let me weep », « Now the night » extraits de The Fairy Queen ; « Hark, hark each tree » extrait de Hail ! Bright Cecilia ; « In vain the am’rous flute » ; « Now that the sun »  ; « Sweether than roses », « My dearest, my fairest » extraits de Pausanias ; Ouverture de Bonduca ; Suite extraite d’Abdelazer ; Ouverture et suite extraite de The Fairy Queen. Philippe Jaroussky, Andreas Scholl, contre-ténors ; Ensemble Artaserse.

La voix si particulière de contre-ténor a longtemps été considérée comme une vraie curiosité, mais grâce au rôle fondamental exercé en son temps par Alfred Deller, elle s’est démocratisée et rencontre à présent un succès important grâce à des artistes comme le très médiatisé . Dans le cadre d’une carte blanche (trois concerts au mois de décembre) proposée par le Théâtre des Champs-Élysées, ce dernier conviait rien moins qu’, de onze ans son aîné, pour une soirée consacrée à Purcell ! Ce programme magnifiquement conçu s’est révélé des plus exaltants, grâce à la belle prestation des interprètes, en particulier , qu’on associe pourtant plus à la musique baroque italienne qu’à l’univers d’. Les musiciens proposaient des airs et duos célèbres tirés d’odes (Come, ye sons of Art et Hail ! Bright Cecilia), de musiques de scène (Œdipus, Pausanias, Timon of Athens) et de semi-opéras (Fairy Queen, King Arthur), entrecoupés d’extraits instrumentaux de d’autres musiques de scène (Bonduca, Abdelazer) et de Fairy Queen. Les voix des deux contre-ténors, très différentes l’une de l’autre (plus grave et sombre chez ), fonctionnent assez bien ensemble et les deux font preuve de beaucoup de musicalité, de sens de la nuance dans ce répertoire tour à tour délicat, poétique, sensuel ou virtuose. On peut néanmoins regretter un manque de projection de la part du chanteur allemand, un certain temps pour se libérer totalement, alors que l’élégance, l’aisance et l’expressivité est immédiate chez Jaroussky. On est par ailleurs surpris d’entendre un contre-ténor dans «bid the virtues» ou dans «Fairest isle», deux contre-ténors dans «Now the night» ou dans «Hark, hark each tree».

L’ accompagne bien les deux chanteurs et offre également, malgré un effectif réduit (douze musiciens), de beaux moments de musique dans les ouvertures et les suites.

Andreas Scholl et Philippe Jaroussky se montrent particulièrement généreux en bis, reprenant notamment deux duos en s’amusant à passer de voix de tête à voix de poitrine, pour la plus grande joie du public.

Crédit photographique : Philippe Jaroussky © Simon Fowler

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Paris. Théâtre des Champs-Élysées. 11-XII-2010. Henry Purcell (1659-1695) : « Hark how the songsters of the grove » extrait de Timon of Athens ; « Fairest Isle », « Higher this way » extraits de King Arthur ; « Strike the viol », « Sound the trumpet », « Bid the virtues » extraits de Come, ye sons of Art ; « Music for a while » extrait d’Œdipus, King of Thebes ; « O Solitude » ; « One Charming night », « O let me weep », « Now the night » extraits de The Fairy Queen ; « Hark, hark each tree » extrait de Hail ! Bright Cecilia ; « In vain the am’rous flute » ; « Now that the sun »  ; « Sweether than roses », « My dearest, my fairest » extraits de Pausanias ; Ouverture de Bonduca ; Suite extraite d’Abdelazer ; Ouverture et suite extraite de The Fairy Queen. Philippe Jaroussky, Andreas Scholl, contre-ténors ; Ensemble Artaserse.

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