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Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 07-IV-2011. Benjamin Britten (1913-1976) : Four Sea Interludes extraits de Peter Grimes, Op. 33a ; Samuel Barber (1901-1981) : Concerto pour violon et orchestre, Op. 14 ; Maurice Ravel (1875-1937) : Le Tombeau de Couperin ; La Valse. Miki Tsunoda, violon ; DeFilharmonie, direction : Xian Zhang

DeFilharmonie

Protégée de Riccardo Chailly et directrice musicale de l’orchestre Verdi de Milan, la sino-américaine faisait ses débuts belges à la tête de l’. En dépit du brio de l’affiche, ce concert, intelligemment construit, n’aura, hélas pas, drainé les foules. C’est dommage car l’effet a dopé l’orchestre flamand et offert des interprétations stylistiquement parfaites et surtout animées d’une rare flamme.

Dès les premiers accords des Interludes marins de Peter Grimes, l’oreille est flattée par la belle sonorité de l’orchestre, par l’équilibre entre les pupitres et par les dynamiques. La battue narrative et précise de la musicienne est un atout précieux pour cerner toutes les facettes de l’orchestration et du drame de cette musique. Même si les cordes restent le point fort de la Filharmonie, leur beauté plastique, dans «Moonlight», fascine et force l’admiration.

Chef de pupitre des seconds violons de l’orchestre, , se lance vaillamment à l’assaut du concerto pour violon de . La soliste possède la technique et l’imagination pour maintenir l’attention dans cette œuvre un peu facile dans ses effets et ses intentions mais il lui manque le charisme sonore pour vraiment captiver.

Les deux partitions de Ravel permettaient à la chef de montrer ses talents dans la dentelle du Tombeau de Couperin ou dans les explosions de la Valse. Tiré au cordeau, le Tombeau de Couperin est l’occasion, à l’harmonie, de se mettre en avant sous une battue fluide et attentive aux détails. Quant à La Valse, elle reste toujours un morceau de choix pour clore un concert et surtout pour jauger un chef. Evitant l’esbroufe, les effets grandiloquents et les tempi yo-yo, Xian Zhang cerne la pièce avec tout de qu’il faut de déhanchement et de cataclysme. C’est tout simplement exemplaire.

Crédit photographique : Xian Zhang © Chris Lee

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Bruxelles. Palais des Beaux-Arts. 07-IV-2011. Benjamin Britten (1913-1976) : Four Sea Interludes extraits de Peter Grimes, Op. 33a ; Samuel Barber (1901-1981) : Concerto pour violon et orchestre, Op. 14 ; Maurice Ravel (1875-1937) : Le Tombeau de Couperin ; La Valse. Miki Tsunoda, violon ; DeFilharmonie, direction : Xian Zhang

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