Holst, ce n’est pas que les Planètes…

À emporter, CD, Musique symphonique

Gustav Holst (1874-1934) : Beni Mora, Op. 29 N°1, H 107 ; Japanese Suite, Op. 33, H126 ; The Planets, Op. 32, H125. Manchester Chamber Choir ; BBC Philharmonic, direction : Sir Andrew Davis. 1 CD Chandos. Référence CHSA 5086. Code barre : 0 95115 50862. Enregistré en juin 2010. Notice de présentation en : anglais, allemand et français. Durée 78’24.

 

Commencée sous la baguette du regretté Richard Hickox, l’intégrale symphonique Holst du label Chandos se poursuit sous la houlette du vétéran et expérimenté Sir . Déjà cantonné à la musique anglaise lors de ses années à la tête de l’orchestre de la BBC et de ses disques (souvent pas inspirés) chez Teldec, le musicien se voit offrir une nouvelle chance de marquer les esprits. Le programme de cette galette confronte le tube ultime du compositeur et deux belles partitions, fort peu connues.

Plus que pour d’autres compositeurs, l’œuvre de Holst est écrasée par la popularité de sa suite Les Planètes. Bien évidemment, cet artiste est plus complexe que ce gros technicolor symphonique toujours spectaculaire ! Au début du XXe siècle, les Anglais s’imprégnaient de l’atmosphère orientale. Si l’inclassable Ketèlbey abusait des sucreries dans son In a Persian Market, Holst était plus classique et plus occidental, dans sa scène de danse Beni Mora. En trois mouvements, la partition évoque un orient délicat, subtil et avec ce qu’il faut de petites touches exotiques. La Japanese Suite, également composée pour la danse, est fort peu japonisante, mais troussée avec un don hors norme pour l’orchestration et les alliages de timbres. Dans ces deux œuvres, la précision de l’orchestre, le sens des couleurs et des nuances d’ et la prise de son Chandos, ne peinent pas à effacer l’unique référence disponible : Adrian Boult et le London Philharmonic pour le label Lyrita.

Andrew Davis était déjà l’auteur d’un enregistrement des Planètes, avec le BBC Symphony Orchestre, solide version de milieu de discographie, pilier des collections économiques de Warner. On attendait donc un grand coup de la part du chef, qui plus est, avec la complicité des ingénieurs du son Chandos. Sans démériter, cette lecture ne s’imposera, hélas pas, au sommet de la discographie. La direction du chef est claire et solide, attentive aux nuances mais il lui manque le petit plus nécessaire que ce soit du côté de l’analyse du texte musical ou du côté de la folie. Cette exécution est probe et très propre instrumentalement mais on continue de préférer : Levine (DGG) ou Svetlanov (Brillant) sans oublier Paavo Järvi (Telarc).

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