Les Vêpres de Monteverdi en Bauges

Concerts, La Scène, Musique d'ensemble

Rumilly. Église Sainte Agathe. 10-VII-2011. Claudio Monteverdi (1567-1643) : Les Vêpres de la Vierge. Julie Hassler, cantus ; Béatrice Mayo-Felip, sextus ; Bruno Le Levreur, altus ; Olivier Coiffet, ténor ; Hervé Lamy, quintus ; Christophe Gautier, bassus ; Paul Willenbrock, septimus ; Anaïs Replumaz, danse ; Gabriel Bestion de Camboulas, comédien ; chœur Luce del Canto, chœur de jeunes de l’Institut Musical de Vendée (chef de chœur : Odile Amossé), Ensemble Europa Barocca, direction : Simon-Pierre Bestion

simonpierre bestionLa treizième édition du festival Musique et Nature en Bauges s’est ouverte avec les Vêpres de Monteverdi devant un public dense et attentif. Si l’œuvre est bien connue, les interprètes l’étaient moins. , le jeune chef, est en classe de direction au CNSMD de Lyon. Il est à l’origine de l’ensemble instrumental (2007) et du choeur (2008). Ceci explique, sans nul doute, l’atmosphère juvénile et la fraîcheur musicale du concert.

Après une année 2010 riche en concerts fêtant les 400 ans de ce chef d’œuvre, il était téméraire de le proposer encore et encore. Pari gagné ! Le sixième concert de cette tournée a montré qu’il n’était point besoin de disposer de stars pour réussir. Monteverdi et sa musique ont été à l’honneur, tout simplement. Dès le Dixit Dominus, l’homogénéité vocale des chœurs (adultes et enfants) est remarquable. Du rythme, sans trop… Puis, le Nigra sum nous est offert par le jeune ténor Olivier Coiffet. Sa voix convient parfaitement à ce semi-madrigal : timbre solide, phrasé clair mais délicat, grande expressivité. Pendant ce temps, en ombre chinoise, Anaïs Replumaz danse ces versets du Cantique des Cantiques. On la retrouve, ensuite, sur le duo Pulchra est.

Le Duo seraphim voit se joindre Etienne Ferchaud aux deux ténors. Hervé Lamy, vétéran de la musique baroque, a toujours une belle ligne de chant. Olivier Coiffet, par sa présence vocale, sa jeunesse, prend un léger avantage dans ce beau mais périlleux duo. Le Nisi Dominus permet à la musique de s’envoler grâce aux enfants de l’Institut Musical de Vendée. L’ensemble est magnifique, somptueux. Anaïs Replumaz revient danser sur l’Audi cœlum, d’abord en ombre chinoise, puis dans l’église. Elle reviendra parmi les spectateurs sur la Sonata Sancta Maria. Apparition plus discutable…

Enfin le Magnificat !… Les enfants chantent comme des anges. Les deux ténors se répondent… magnifiquement. Et les spectateurs, enveloppés par les deux chœurs, se laissent emporter par Monteverdi et… et ses artistes.

Le public est unanime dans ses applaudissements : quand la Musique est bonne et… belle, les spectateurs sont heureux !

 

Crédit photographique : Simon-Pierre Bestion ©

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