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Bruch et Weingartner par l’Octuor de France

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Max Bruch (1838-1920) : Septuor en mi bémol majeur op. posthume ; Felix Weingartner (1863-1942) : Octuor pour clarinette, cor, basson, 2 violons, alto, violoncelle et piano en sol majeur op. 73. Octuor de France : Jean-Louis Sajot, clarinette ; Yuriko Naganuma et Jean-Christophe Grall, violon ; Laurent Jouanneau, alto ; Paul Broutin, violoncelle ; Michel Fouquet, contrebasse ; Antoine Dègremont ; Jacques Thareau, basson ; Jeff Cohen, piano. 1 CD Calliope CAL1103. Code barre : 3760039836021. Enregistré en février 2010 à l’Auditorium du Conservatoire à rayonnement départemental d’Aulnay-sous-Bois. Notice bilingue (français, anglais). Durée : 72’17’’

 

L’ donne deux œuvres obscures de compositeurs qui restent assez mal connus. Bruch profite au moins du succès de ses œuvres pour violon, surtout le premier Concerto et la Fantaisie écossaise. est moins célèbre comme compositeur de symphonies et d’opéras que comme chef du Philharmonique de Vienne, conducteur d’une belle intégrale des Symphonies de Beethoven en 78-Tours, et recréateur de la Symphonie de Bizet.

Les deux œuvres méritent d’être entendues, pour des raisons différentes. Le Septuor de Bruch serait vraiment commun s’il n’avait été composé à onze ans par cet enfant précoce. On pourrait croire à une œuvre contemporaine du Septuor de Beethoven, écrit cinquante ans auparavant, voire des sérénades de Mozart.

Pourtant, on y trouve déjà un don mélodique étonnant, et une qualité d’écriture certaine. Les équilibres sont sûrs et les tournures ont une sorte de grâce naïve, par exemple dans l’Adagio. On comprend mieux le respect pour la forme que le compositeur gardera toujours dans sa maturité, et qui lui permettra d’exercer jusqu’en 1910 une grande autorité depuis sa chaire de la Hochschule de Berlin. Le langage de Weingartner dans son Octuor de 1925 n’est pas non plus particulièrement original. Pourtant une touche personnelle s’y affirme. Le ton est maussade, il est vrai, mais prenant et fantasque, avec par instants de très beaux passages, comme le trio du troisième mouvement. Les amateurs de musique de chambre postromantique devraient y trouver leur compte, notamment avec une réadaptation d’un thème de la Neuvième Symphonie de Beethoven, qui intervient dans un étrange finale en forme de marche.

Le jeu énergique de l’ est assez peu nuancé, mais, paradoxalement, il convient mieux au discours nébuleux de Weingartner. Les problèmes de justesse y sont aussi moins nombreux, et la présence de Jeff Cohen est un atout pour une partie de piano notablement riche. Une bonne version de ces œuvres, qui ont aussi été enregistrées par des ensembles allemands (chez Orfeo pour Bruch, chez CPO pour Weingartner).

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Max Bruch (1838-1920) : Septuor en mi bémol majeur op. posthume ; Felix Weingartner (1863-1942) : Octuor pour clarinette, cor, basson, 2 violons, alto, violoncelle et piano en sol majeur op. 73. Octuor de France : Jean-Louis Sajot, clarinette ; Yuriko Naganuma et Jean-Christophe Grall, violon ; Laurent Jouanneau, alto ; Paul Broutin, violoncelle ; Michel Fouquet, contrebasse ; Antoine Dègremont ; Jacques Thareau, basson ; Jeff Cohen, piano. 1 CD Calliope CAL1103. Code barre : 3760039836021. Enregistré en février 2010 à l’Auditorium du Conservatoire à rayonnement départemental d’Aulnay-sous-Bois. Notice bilingue (français, anglais). Durée : 72’17’’

 
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